Christine Lagarde, ministre de l'Economie et des Finances sur LCI © LCIChristine Lagarde a remis ce matin son rapport sur les falsifications présumées à la Société Générale, qui ont coûté 5 milliards d'euros à la banque. Il détaille quatre aspects de l'affaire ayant frappé la banque : le déroulement des faits, la gestion de la situation par les autorités de contrôle, le comportement du système de contrôle interne de la banque et de "premières pistes de réflexion pour renforcer la sécurité des opérations de marché".
Le rapport dénonce principalement les défaillances du contrôle dans le 'middle office', pointant les dysfonctionnements des salles de marché de la banque. "Certains mécanismes de contrôles internes de la Société Générale n'ont pas fonctionné, et ceux qui ont fonctionné n'ont pas été toujours été suivis des modifications appropriées", a déclaré la ministre après avoir remis ce rapport. Elle a cependant ajouté qu'il ne s'agissait pas d'un "rapport d'enquête" et que la "partie la plus importante" du document est de "préconiser des modifications" et de "proposer des pistes d'action de nature à éviter que ne se reproduise une affaire de ce type-là". La Société Générale a réagi aux conclusions du rapport Lagarde, en assurant que des mesures pour éviter que les contrôles puissent être contournés "sont mises en oeuvre ou le seront à court terme".
Audition à la Commission des Finances
La ministre propose donc des solutions, parmi laquelle une augmentation des sanctions pécunaires pour les banques fautives. Actuellement, le montant maximal que la Commission bancaire peut infliger est de 5 millions d'euros, mais pour la ministre "ces montants ne sont pas suffisants, au regard non seulement des enjeux, mais également du coût de l'investissement dans des systèmes efficaces de contrôle interne". L'intégralité du rapport peut être téléchargée sur le site de l'Est Républicain.
Après avoir présenté son rapport à Matignon, Christine Lagarde était entendue à l'Assemblée nationale par la Commission des Finances. Elle est notamment revenue sur l'avenir de la Société Générale après cette affaire. "La Société générale n'est pas contrainte en l'état actuel de s'adosser. Elle a restauré, par le lancement de son opération d'augmentation de capital sécurisée, un ratio de solvabilité et de liquidité qui ne la contraignent pas à venir s'adosser". Cette Commission procédera mardi à l'audition du directeur de la Banque de France Christian Noyer et de Danièle Nouy, secrétaire générale de la Commission bancaire "sur les dispositifs de contrôle bancaire et sur la régulation des systèmes financiers".
D'après agence
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