
Une succession de "petites erreurs". Voilà comment Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, explique la perte de trading record de 4,9 milliards d'euros qui a ébranlé la Société générale, dans un entretien paru lundi dans le Financial Times. "Je ne pense pas qu'il y ait eu un grand manquement dans la réglementation. Mais cela montre clairement la nécessité de contrôles plus systématiques et plus réguliers des positions importantes, et de contrôles encore plus rigoureux sur la résistance des systèmes informatiques à des intrusions frauduleuses", réaffirme-t-il.
"Il n'y a pas de garantie à 100% contre la fraude. Le devoir de toutes les banques sous notre supervision est d'essayer de faire en sorte que cette possibilité soit la plus improbable et la plus éloignée possible", souligne Christian Noyer, qui met de nouveau en avant la fiabilité du système bancaire français. Le gouverneur de la BdF propose à nouveau, notamment, d'inscrire le principe d'un "devoir d'alerte" dans la loi. Les banques se verraient ainsi contraintes d'alerter l'autorité de régulation dès qu'une anomalie est mise au jour. "Nous pourrions être alertés systématiquement et vérifier les mesures nécessaires avant que le problème ne devienne sérieux", explique-t-il.
Le gouverneur estime, toujours dans cet entretien au Financial Times, que les banques françaises sont relativement moins exposées que les autres aux répercussions de la crise américaine des "subprimes". "Par relative exposition, je veux dire que ce sera aisément absorbé par des bénéfices continus. Ce n'est pas quelque chose qui représente un risque pour la solvabilité ou la liquidité des banques", explique-t-il. "Avant que les banques françaises ne soient sérieusement touchées, de nombreuses autres auront souffert bien plus encore", estime-t-il.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...





