La SoGé et la Banque Postale pourraient se rapprocher

le 18 février 2008 à 17h55 , mis à jour le 19 février 2008 à 19h23

L'idée d'un rapprochement entre les deux banques "fait son chemin", selon Les Echos, un projet antérieur à l'affaire de la Société Générale.

Société généraleImage d'archives.

Si le projet "paraît très complexe à mettre en oeuvre", l'idée d'un rapprochement entre la Société Générale et la Banque Postale "fait son chemin", affirment lundi Les Echos. Un projet "antérieur" à l'annonce des 4,9 milliards de pertes annoncées fin janvier par la Société Générale. Le dossier n'en est toutefois "qu'au stade des réflexions", ajoute le quotidien économique. Mais "les deux présidents, Daniel Bouton à la Société Générale et Patrick Werner à La Banque Postale, se connaissent bien, s'apprécient et ont commencé à poser des jalons", précise le journal.

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Comment pourrait se faire ce rapprochement ? "Le schéma existe : un apport de la Banque Postale rémunérée en actions Société Générale", expliquent Les Echos qui ajoutent qu'initialement ce partenariat devait se faire par une entrée de la Société Générale au capital de la Banque Postale. Si cette alliance se concrétisait, la Banque Postale étofferait son offre "pour l'instant limitée" et la Société Générale pourrait convoiter l'accès aux 17.000 bureaux de poste de l'hexagone.

De nombreux obstacles

"La banque de la Défense stabiliserait en outre son capital à un moment où elle fait l'objet de toutes les spéculations", souligne le quotidien. Toutefois, le quotidien économique souligne que de nombreux obstacles, notamment politiques, existent. "L'ouverture du capital de la Banque postale n'est pas pour demain", ironise-t-on à l'Elysée, selon le quotidien. Par ailleurs, le Trésor préfèrerait une ouverture du capital de la maison mère, La Poste, plutôt que de celui de sa filiale, la Banque Postale.

Du côté de la Générale, acquérir la Banque Postale en payant par titres reviendrait à faire entrer l'Etat à son capital, souligne Les Echos, ce qui ne correspond pas aux convictions de Daniel Bouton. Les deux banques ont déjà noué un partenariat dans la monétique qui prendra effet fin 2008 et la Société Générale est "bien placée", selon un proche du dossier cité par Les Echos, dans la consultation de marché lancée par la banque publique pour mettre en place une coentreprise dans le crédit à la consommation.

Une enquête sur des transactions de Kerviel dès septembre

La filiale de courtage de la Société Générale, la Fimat, aurait commencé dès le mois de septembre à enquêter sur des opérations effectuées par l'un de ses courtiers pour le compte de Jérôme Kerviel, selon le Financial Times de lundi. C'est ce même courtier, soupçonné d'avoir eu connaissance des agissements de Jérôme Kerviel, qui a été entendu comme témoin assisté début février dans le cadre de l'enquête ouverte en janvier après la révélation des pertes colossales provoquées par les positions prises par Jérôme Kerviel. La Fimat se serait interrogée sur des commissions versées à son courtier "pour au moins quatre transactions effectuées pour M. Kerviel sur les marchés au comptant". L'enquête était toujours en cours lorsque l'affaire de la Société Générale a éclaté, explique le FT, soulignant toutefois que cette enquête portait sur des transactions sur les marchés au comptant alors que l'affaire révélée en janvier concernait les marchés à terme.

(D'après agence)

le 18 février 2008 à 17:55
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