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| Ce qu'il s'est passé |
La présidente du Medef, Laurence Parisot, a interrompu ses vacances et sera de retour à Paris dans la soirée pour "prendre les décisions qui s'imposeront" concernant les rebondissements de l'affaire UIMM, a-t-on appris vendredi auprès de l'organisation patronale.
L'ancien président de l'UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, a négocié une indemnité de départ d'un 1,5 million d'euros et la prise en charge financière par l'organisation patronale des conséquences de l'affaire des retraits suspects des caisses du patronat de la métallurgie, selon des informations publiées dans l'hebdomadaire Marianne à paraître samedi, et confirmées jeudi à l'AFP par une source proche du dossier. (Lire notre article.) Denis Gautier-Sauvagnac a été mis en examen dans ce dossier le 15 janvier, notamment pour "abus de confiance".
Au titre de sa mise en retraite
Après des révélations sur des réserves colossales engrangées depuis des décennies par la fédération de la métallurgie, le Medef avait déjà tenté en octobre de reprendre la main en s'engageant à la "transparence financière". Laurence Parisot avait ainsi annoncé que son mouvement allait modifier ses statuts pour renforcer cette transparence financière et obliger ses adhérents à publier des comptes certifiés. Elle avait également dit vouloir en finir avec "une certaine logique et une conception des relations sociales qui sont totalement dépassées".
De son côté, l'UIMM, par la voix de son nouveau président Frédéric Saint-Geours, a déclaré vendredi que les indemnités accordées à M. Gautier-Sauvagnac avaient été versées non pour obtenir son silence, mais au titre de sa mise à la retraite. Des sources judiciaires et proches du patronat ont indiqué que l'UIMM allait transmettre à la justice les contrats relatifs aux avantages consentis à Denis Gautier-Sauvagnac.
Fillon : "Que la justice "fasse son travail" |
Le Premier ministre François Fillon a estimé vendredi qu'il fallait que la justice "fasse son travail" sur le fond de l'affaire Gautier-Sauvagnac, expliquant qu'en cas de condamnation, la question de l'importante indemnité de départ perçue par l'ancien dirigeant se poserait. Interrogé en marge d'une visite de soutien à Nicolas Perruchot, maire-candidat du Nouveau Centre à Blois, le Premier ministre a indiqué: "Je ne suis pas à l'UIMM, je n'ai pas d'informations précises à ce sujet. Je crois que ce qui est important dans ce domaine, c'est que la justice fasse son travail, c'est à dire qu'on sache s'il y a eu des erreurs, des fautes commises à l'UIMM et qu'ensuite les sanctions soient prises". "Naturellement, s'il doit y avoir des sanctions, j'imagine que ces questions d'indemnités de départ seront revues", a conclu M. Fillon. |
(D'après agence)








