Aucune charge retenue contre le courtier gardé à vue

le 13 mars 2008 à 10h08 , mis à jour le 13 mars 2008 à 11h41

Ce salarié d'une filiale de la Société Générale était entendu dans le cadre de l'affaire des falsifications reprochées au trader Jérôme Kerviel.

Société généraleImage d'archives.

Le salarié  d'une filiale de la Société Générale qui était en relation avec Jérôme Kerviel est ressorti libre mercredi soir de la Brigade financière, après une journée de garde à vue, sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui. L'homme, qui travaille pour SG Securities, une filiale spécialisée dans l'achat et la vente d'actions pour le compte de clients de la banque,  avait été interpellé à l'issue d'une perquisition mercredi matin dans les salles de marché du département actions au siège de Société Générale, à la Défense.

Selon la banque, cette perquisition s'était concentrée sur le "poste de travail" de l'employé. La brigade financière cherchait à vérifier si le courtier avait pu apporter son concours à Jérôme Kerviel, qui a pris des positions non autorisées sur le marché atteignant jusqu'à 50 milliards d'euros.

Le parquet s'opposera à la remise en liberté de Kerviel

Les enquêteurs, qui ont épluché les relevés du téléphone portable personnel de Jérôme Kerviel, avaient relevé de nombreux échanges entre les deux hommes. Mais le cabinet du procureur de Paris s'était montré très prudent sur les éventuelles conséquences judiciaires de cette arrestation. "Il ne s'agit pas d'un rebondissement, les enquêteurs ferment simplement une porte", avait-t-on expliqué. A ce stade, aucune complicité dont aurait pu bénéficier Jérôme Kerviel n'a été  mise au jour dans cette enquête.

En revanche, Jérôme Kerviel restera lui en prison. Le parquet a annoncé qu'il continuerait de s'opposer aux demandes de remise en liberté formulées par ses défenseurs. Le procureur général évoque toujours les "nécessités de l'enquête", les risques de fuite à l'étranger de Jérôme Kerviel et deconcertation frauduleuse avec d'éventuels complices ou témoins. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris doit examiner la demande de remise en liberté vendredi et statuer.

D'après agence

le 13 mars 2008 à 10:08
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