La Bearn Stearns liquidée jusqu'à la boutique souvenirs

le 23 mars 2008 à 10h31 , mis à jour le 23 mars 2008 à 11h22

Les employés de la banque américaine rachetée pour une bouchée de pain le week-end dernier vendent sur le web (et avec humour) cartes de cafeteria, sacs ou t-shirts.

Un produit souvenir de la Bearn StearnsUn produit souvenir de la Bearn Stearns

"A vendre, une carte de cafétéria. Malheureusement, elle ne servira plus. Fut très utile pour les hamburgers du jeudi". Des annonces comme celles-ci fleurissent par dizaines sur le site d'enchères ebay.com depuis quelques jours. Il ne s'agit pas d'une blague, mais bien d'annonces provenant d'employés de la Bear Stearns, une des plus grandes banques d'affaires américaines qui s'est effondrée le week-end dernier.

Les employés ont agrémenté leurs petites annonces de commentaires humoristiques.  "Soyez les premiers à poser la patte sur les souvenirs de Bear Stearn",  écrit un vendeur qui propose des ours en peluche (ours se dit bear en anglais)  au prix canon de 5,50 dollars pièce. "N'attendez pas, faites une affaire en tirant l'ours d'affaires !", poursuit  le message, ajoutant que le premier ours acheté donnera droit à un gratte-ciel  new-yorkais (le siège de la banque) d'une valeur d'environ un milliard de  dollars... en fonction des disponibilités.

Un cent pour le dernier rapport
 
Beaucoup des 14.000 employés de la banque risquent de perdre leur emploi  après l'annonce de son rachat pour une bouchée de pain par sa concurrente  JPMorgan. Parmi les objets vendus en souvenir, des tee-shirts (17,99 dollars) portant  l'inscription : "J'ai investi les économies de toute une vie chez Bear Stearns,  et tout ce qui me reste, c'est ce tee-shirt miteux".

Mais les amateurs peuvent aussi se procurer des sacs, des vestes ou des serviettes arborant le logo de Bear Stearns et des posters d'entreprise. L'un des derniers rapports de recherche publié par la banque le 12 mars sur  le thème de l'investissement global, comportant des éclairages sur la faiblesse  du dollar, l'envolée des prix du pétrole et de possibles hausses d'impôts, vaut  la somme modique d'un cent.

D'après agence

le 23 mars 2008 à 10:31
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