Ghosn demande "plus de transparence"

le 04 mars 2008 à 13h47 , mis à jour le 04 mars 2008 à 20h43

Le président de Renault, membre de l'UIMM, demande la remise à plat du fonctionnement des instances patronales, secouées par un nouveau scandale.

Reanult moteur voiture automobile Carlos GhosnCarlos Ghosn - PDG de Reanult © TF1-LCI

LCI picto cliquez regardez
Qu'est-ce que l'UIMM ?
 

Le bras de fer entre le Medef et l'UIMM continue, alors que les appels à plus de transparence se multiplient, y compris au sein même du patronat de la métallurgie. Dernier en date, celui du président de Renault, Carlos Ghosn, l'un des pilliers de l'UIMM. Après le nouveau scandale qui secoue actuellement le patronat de la métallurgie, Carlos Ghosn demande une remise à plat du fonctionnement des instances patronales prônée par la présidente du Medef Laurence Parisot, estimant que "c'est une opportunité pour établir plus de transparence". "S'il y a suspicion, s'il y a un manque de transparence, s'il y a méfiance, il faut que cela change", a-t-il déclaré au micro de France Inter.

De son côté, Jean-Paul Béchat, membre du bureau de l'UIMM, a estimé mardi que Michel de Virville, qui a négocié les conditions du départ de Denis Gautier-Sauvagnac et qui a démissionné de l'Unedic, devait également quitter le bureau de la fédération patronale de la métallurgie. Il fait ainsi écho aux exigences formulées par la présidence du Medef Laurence Parisot, qui avait demandé samedi à l'UIMM de remettre à la disposition du Medef la centaine de mandats nationaux qu'elle détient dans différents organismes. "Je pense que les mandats visés par Mme Parisot sont ceux" de Denis Gautier-Sauvagnac, de son adjoint Dominique de Calan et de Michel de Virville, déjà démissionnaires, a dit Jean-Paul Béchat.

"Les chefs d'entreprises, ça ne s'achètent pas"

Mais pour l'actuel président de l'UIMM, Frédéric Saint-Geours, l'UIMM "entend conserver tous ses mandats" dans les différents organismes où elle représente le patronat. Dans un entretien au Monde daté de mercredi, Frédéric Saint-Geours a même réaffirmé l'indépendance de la fédération de la métallurgie face au Medef, en assurant que "les chefs d'entreprises, ça ne s'achètent pas comme des actions". D'ailleurs, l'entretien que Laurence Parisot a eu mardi matin avec Frédéric Saint-Geours pour tenter de trouver une issue n'a pas "été satisfaisant", selon un porte-parole du Medef, qui précise que "la question des mandats" reste "ouverte". "Les discussions vont continuer. Le président de l'UIMM a fait avancer les choses un peu, pas suffisamment", a déclaré mardi soir Laurence Parisot sur France 3. De son côté, l'UIMM a indiqué "ne pas faire de commentaires sur le contenu de la réunion".

Lundi, l'UIMM a par contre accepté de "réexaminer les conditions du départ" de Denis Gautier-Sauvagnac, l'ex-patron de l'instance. Un parachute doré de 1,5 million d'euros qui devrait donc être revu à la baisse. Mais, a estimé Frédéric Saint-Geours, l'actuel président du patronat de la métallurgie, lundi soir sur France 2, après 15 ans à l'UIMM, "il est normal que s'il (DGS) est mis à la retraite, il ait quelque chose", ajoutant que l'intéressé avait "lui-même proposé de réviser les conditions de ce départ". Saint-Geours a promis de rendre public le résultat de ce réexamen. L'avocat de Denis Gautier-Sauvagnac a pour sa part affirmé qu'il n'y avait "pas de conflit" entre son client et l'UIMM.  

Gautier-Sauvagnac "prêt à céder le chapeau" qu'il porte

Selon le quotidien Le Monde, l'ancien président de l'UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac affirme qu'il est "prêt à céder le chapeau" qu'il "porte" dans cette affaire. "En ce qui concerne la transaction financière qui a été signée et exécutée : elle ne rémunère pas mon silence", a déclaré lundi Denis Gautier-Sauvagnac devant le bureau de l'Union des industries et métiers de la métallurgie, indique Le Monde. "Dès l'éclatement de l'affaire, fin septembre 2007, j'ai dit publiquement que je ne dirais rien. Il n'y avait donc rien à acheter", a-t-il ajouté. "Elle marque seulement la double reconnaissance du travail accompli et du chapeau que je porte depuis six mois en assumant la responsabilité d'un système institutionnel, centenaire, dont j'ai hérité et dont j'avais engagé la réforme."

(D'après agence)

le 04 mars 2008 à 13:47
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience