Parisot accentue la pression sur l'UIMM

le 05 mars 2008 à 10h20 , mis à jour le 05 mars 2008 à 15h31

Pour la présidente du Medef, "une seule fédération ne peut pas représenter l'intérêt de toutes les entreprises françaises". Elle doit donc "rendre tous ses mandats".

TF1-LCI, Laurence ParisotLaurence Parisot © LCI

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Qu'est-ce que l'UIMM ?
 

Dialogue de sourds entre l'UIMM et le Medef. La présidente des patrons a réclamé en vain mardi à la fédération de la métallurgie de lui remettre tous ses mandats de représentants, estimant qu'une remise à plat était nécessaire. "Une seule fédération ne peut pas représenter l'intérêt général de toutes les entreprises  françaises", a estimé la présidente du Medef mardi soir sur France 3. Une intervention qui a laissé perplexe l'UIMM, qui "s'étonne de l'opportunisme du Medef alors que dans quelques jours, l'UIMM sera l'une des organisations les plus transparentes et modernes du pays". La fédération avait souligné mardi dans la journée qu'elle entendait quoi qu'il arrive "conserver l'ensemble des mandats de l'institution". Mais Florence Parisot ne veut pas transiger sur cette question, rappelant que les mandats détenus par l'UIMM représentent "les mandats les plus importants". C'est pourquoi, elle a souhaité mardi soir qu'ils soient remis "dans les mains des chefs d'entreprise" et "les sortir des mains des hommes ou des femmes d'appareil".
 
Une rencontre au sommet entre le Medef et l'UIMM a eu lieu mardi. Florence Parisot voulait "demander des éclaircissements" à l'UIMM sur  les contrats négociés entre la fédération et son ancien président, Denis Gautier-Sauvagnac, mis en examen dans l'affaire des retraits suspects de fonds dans les caisses. L'indemnité de départ de 1,5 million d'euros accordée à Gautier-Sauvagnac a déclenché les foudres du monde politique et syndical, et la colère de Florence Parisot. Face à cette vague de contestation, l'instance dirigeante de l'UIMM a joué le compromis en annonçant le "réexamen" de cette indemnité et le départ définitif de Denis Gautier-Sauvagnac, qui était toujours délégué général.
 
"On égare l'attention des citoyens sur cette affaire"
 
De son côté, François Bayrou s'est inquiété de savoir où étaient passés les 19 millions d'euros distribués par Denis Gauthier-Sauvagnac lorsqu'il était président de l'UIMM. "J'invite la police et la justice à s'intéresser au sujet principal et pas au sujet secondaire", a déclaré le président MoDem. Pour le député béarnais, "on est en train d'égarer l'attention des citoyens sur cette affaire". "La question principale n'est pas la question des indemnités de Denis Gauthier-Sauvagnac, mais où sont passés les 18 ou 19 millions d'euros par lesquels on a prétendu qu'on fluidifiait - un mot qui restera dans l'Histoire - le dialogue social?", s'est interrogé l'ancien candidat centriste à la présidentielle.
 
Xavier Bertrand a estimé mercredi sur RTL que la future loi sur la certification des comptes des organisations patronales et syndicales aiderait à  ne "plus jamais constater ce type de dérives". La loi, qui doit être adoptée cette année, a pour but "qu'on ne puisse plus  jamais constater ce type de dérives, qu'il n'y ait plus de sortie de capitaux sans qu'on sache exactement comment c'est sorti et où c'est arrivé, qu'il y ait  une traçabilité complète", a conclu le ministre.

D'après agence

le 05 mars 2008 à 10:20
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4 Commentaires

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  • Jibé, le 05/03/2008 à 23h54

    Dans cette affaire, Bayrou a raison, il ne faudrait pas que le "détail" de l'indemnité de DGS soit l'arbre qui cache la forêt. Le vrai débat porte sur la civilité des destinataires des fonds. Que l'UIMM devienne le l'organisation "la plus transparente" dans quelques jours, ne saurait l'exonérer de son fonctionnement douteux jusqu'alors. La Justice doit pouvoir faire son travail. Il est normal et impératif que les coupables - fluidifiants et fluidifiés - soient punis. Même si la présomption d'innocence est la règle, il y a là, quand même, une très forte présomption de culpabilité. Ces comportements extra-légaux sont préjudiciables au bon fonctionnement de la société civile.

  • Lebouc, le 05/03/2008 à 16h49

    Je propose de soumettre dgs a la question.lui bruler les fesses au fer rouge au vue de constitution nous aurons la ventilation des 19 millions fludifie.

  • Alain, le 05/03/2008 à 11h53

    Va falloir trouver le moyen de fluidifier les relations sociales entre eux ! Peut être nommer un médiateur, sinon on va tout droit à la baston !

  • Castes, le 05/03/2008 à 11h11

    Peut etre qu'un séjour à la case PRISON de ce monsieur le fairait changer d'avis.et du coup dirait ou est passé cet argent.ce qui veut dire que quand on est puissant on peut faire tout et n'importe quoi et surtout sans risque. la FRANCE d'en bas peut s'en rappeler dimanche aux municipales.

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