Laurence Parisot sur RTL lundi 3 mars 2008 © TF1/LCI| Les propos de la présidente du Medef |
"Je demande à tous les adhérents de l'UIMM (...) de faire en sorte que cette fédération professionnelle ait un comportement digne de ce qu'est le quotidien des chefs d'entreprises". Interrogé lundi sur RTL la présidente du Medef, Laurence Parisot a appelé l'UIMM à se "ressaisir".
Laurence Parisot a par ailleurs assuré qu'elle ne connaissait "pas les termes" du contrat prévoyant le versement d'une indemnité de 1,5 million d'euros à Denis Gautier-Sauvagnac (DGS). Tout comme certains membres du bureau de cette fédération patronale, qui n'avaient pas eu "connaissance" des contrats négociés avec son ancien président Denis Gautier-Sauvagnac.
La présidente du Medef a une nouvelle fois souligné que "l'UIMM n'est pas une filiale du Medef" et qu'elle n'a "aucune autorité de contrôle, aucun pouvoir de contrôle sur l'UIMM". "On a quitté le monde de l'entreprise pour être dans celui de l'appareil, des appareils", a ajouté Laurence Parisot, se disant "garante de l'unité patronale". "Des pratiques comme celles-ci ne sont pas des pratiques qui ressemblent aux entreprises et aux chefs d'entreprise", a-t-elle estimé, ajoutant que "l'unité patronale ne peut se faire qu'autour de la vérité, autour de la transparence".
Les "décisions qui s'imposent"
Interrogée pour savoir si l'UIMM pouvait encore faire partie du Medef, si elle ne se ressaisissait pas, Laurence Parisot a indiqué que "l'UIMM représente des secteurs essentiels de l'économie française", citant l'aéronautique, l'automobile, la mécanique. "Nous avons besoin de cette représentation dans l'univers patronal. Donc, il n'y a pas 36 options...", a-t-elle jugé. Interrogée sur la nécessité de changer les dirigeants de l'UIMM, Mme Parisot a répondu: "Il faut qu'elle revienne à l'essence de sa fonction, de son existence même". Alors que l'affaire de l'UIMM a déclenché une crise ouverte au sein du patronat (Lire notre article), Mme Parisot a assuré qu'il "n'y a pas deux Medef". "Il y a peut-être eu une organisation qui se pensait rivale. Aujourd'hui, il y a un seul mouvement patronal et qui se veut le patronat du 21e siècle", a-t-elle estimé.
L'Union des industries et métiers de la métallurgie réunit ce lundi son bureau pour prendre les "décisions qui s'imposent". Jean-Paul Béchat, ancien président de Safran, Anne Lauvergeon, la patronne d'Areva, et Christian Streiff, le président de PSA Peugeot Citroën, en font notamment partie.
Le PS a sommé lundi le gouvernement de "s'exprimer clairement" sur l'affaire de l'UIMM et de "mettre en oeuvre le plus vite possible les outils juridiques empêchant la dissimulation de la vérité".
Eric Woerth : "il y a aura une enquête fiscale" |
Le ministre du Budget a affirmé lundi qu'il y aurait une enquête fiscale dans l'affaire de l'UIMM une fois que la justice aurait fait son travail. Interrogé sur Europe 1 pour savoir où sont allés les 19 millions d'euros retirées des caisses de l'Union des industries et métiers de la métallurgie, Eric Woerth a déclaré: on "devra établir qui, comment, dans quelles conditions, c'est le travail de la justice". Interrogé sur d'éventuels redressements fiscaux, il a répondu: "Evidemment qu'il y aura du fiscal après; la justice fait son travail et après, il y aura évidemment de l'enquête fiscale, du travail pour les contrôleurs fiscaux, c'est toujours le cas". Eric Woerth a aussi indiqué que "s'il faut aider Laurence Parisot à faire le clair, le net, le précis dans cette affaire là, j'imagine que le gouvernement l'aidera à le faire". Evoquant l'indemnité de départ de 1,5 million d'euros négociée par l'ancien président de l'UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, le ministre a affirmé qu'il "n'aime pas qu'on parte avec des indemnités de départ quand les choses ont échoué". |
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