Laurence Parisot, le 1er mars 2008 sur France 2 © France 2 
UIMM : Parisot appelle à la démission
Les premières têtes tombent après les révélations du parachute doré accordé à l'ancien patron de l'UIMM, Denis Gauthier Sauvagnac. L'homme qui avait négocié ces indemnités, Michel de Virville, a "spontanément proposé sa démission" de la présidence de l'Unedic, annonce, dans un entretien au Journal du Dimanche, Laurence Parisot, qui a décidé d'interrompre ses vacances. "Je salue son geste", ajoute-t-elle.
Selon l'hebdomadaire Marianne, qui a révélé que Denis Gautier-Sauvagnac avait reçu 1,5 million d'euros d'indemnités de départ et l'assurance d'une prise en charge d'éventuelles sanctions financières, Michel de Virville aurait négocié cette prime.
"Tout remettre à plat"
Suite de l'offensive de Laurence Parisot, qui a décidé d'interrompre ses vacances en urgence vendredi : elle était samedi soir sur France 2 où elle a lancé un appel solennel. Montrant sa colère, elle a demandé à tous les chefs d'entreprise à l'aider à "tout remettre à plat" et demandé "solennellement" la démission de "tous les membres de l'UIMM qui exercent des mandats nationaux dans des institutions au nom du Medef". Avant de préciser qu'elle souhaite ces démissions "dès lundi matin".
Elle s'en explique dans le JDD : "l'UIMM et le Medef sont deux entités séparées, mais je sais que la plupart des dirigeants d'entreprise de l'UIMM sont de bonne volonté et partagent nos valeurs (...) Avec eux, je veux rassembler tous les patrons qui exigent transparence et éthique, tous ceux qui sont prêts à se dresser contre les démonstrations d'opacité que certains nous infligent, et contre leur sentiment abusif d'impunité".
Suites judiciaires ?
Priée de dire si elle comptait engager une procédure judiciaire, Laurence Parisot répond au JDD : "j'étudierai toutes les hypothèses. L'accord entre l'UIMM et son délégué général (Denis Gautier-Sauvagnac) me semble très discutable sur le plan juridique."
Denis Gautier-Sauvagnac, qui est toujours directeur général de l'UIMM, a été mis en examen pour "abus de confiance, recel d'abus de confiance et travail dissimulé" le 15 janvier. L'enquête judiciaire qui le vise concerne une vingtaine de millions d'euros retirés en liquide sur des comptes de l'UIMM entre 2000 et 2007. Denis Gautier-Sauvagnac admet son implication mais il a refusé de livrer le nom des bénéficiaires de ces fonds. Selon les partis de gauche, la prime de 1,5 million d'euros était destinée à acheter son silence.
Bernard Van Craeynest, le président du syndicat CFE-CGC s'est déclaré dimanche "heureux de constater" que la présidente du Medef Laurence Parisot savait "faire le ménage chez elle", dans l'affaire Gautier-Sauvagnac, dans une interview à France Inter.
| Gautier-Sauvagnac appelle Parisot à "garder son sang-froid" |
L'ancien président de l'UIMM Denis Gautier-Sauvagnac a appelé dimanche la présidente du Medef Laurence Parisot à "garder son sang-froid". "Denis Gautier-Sauvagnac s'étonne de la teneur et de la véhémence des déclarations de la présidente du Medef", a indiqué Me Jean-Yves Le Borgne, son avocat, dans une déclaration lue à l'AFP. "L'injure n'apporte rien au débat, il vaut mieux garder son sang-froid plutôt que de s'évertuer à envenimer une situation dont la justice est saisie", a-t-il ajouté, s'exprimant au nom du délégué général de l'UIMM. Denis Gautier-Sauvagnac "s'interroge sur les réelles motivations d'une véhémence qui ne sert pas la cause de l'entreprise mais jette la confusion dans les esprits et tend à diviser au lieu de rassembler", a-t-il affirmé, rappelant que son client "a toujours agi avec probité depuis 15 ans à l'UIMM comme au Medef". |
Retour MYTF1
Chargement en cours...





