Policier suspendu : les informations vendues à Total ?

le 19 mars 2008 à 11h30 , mis à jour le 19 mars 2008 à 11h38

Selon Reuters, le commissaire mis en examen pour corruption, aurait vendu notamment des informations relatives à des poursuites judiciaires visant le groupe pétrolier.

Total La Defense © TF1

C'est une nouvelle affaire embarrassante pour Total. Patrick Moigne, le commissaire de la branche financière de la police parisienne mis en examen pour corruption, aurait vendu notamment des informations relatives à des poursuites judiciaires visant le groupe pétrolier, a appris l'agence Reuters mercredi de source judiciaire.
 
"On a découvert la quasi-preuve que des personnes impliquées dans des officines ont pu avoir connaissance de futures opérations de police et de futures gardes à vue dans au moins une affaire sensible", affirme cette source précisant que l'affaire concerne le groupe pétrolier Total. Les "officines" sont des sociétés dites "d'intelligence économique", c'est-à-dire de renseignement privé, qui revendaient les informations.
 
Le directeur général de Total, Christophe de Margerie, est mis en examen dans deux dossiers de corruption, l'un visant le programme onusien pour l'Irak "pétrole contre nourriture", l'autre des opérations en marge d'un contrat d'exploitation du champ South Pars en Iran. Deux autres affaires visent des contrats au Cameroun et en Argentine et sont en cours.
 
Plusieurs dizaines de milliers d'euros
 
Mis en examen pour "corruption et violation du secret professionnel", le commissaire Moigne, qui dirigeait depuis 2003 la Brigade des fraudes aux moyens de paiement, a été suspendu de ses fonctions vendredi dernier par le ministère de l'Intérieur.
 
Le parquet a fait appel de sa remise en liberté sous contrôle judiciaire. La chambre de l'instruction examinera le dossier mardi prochain. Patrick Moigne a reconnu lors de sa garde à vue avoir vendu des informations extraites notamment du fichier national de police STIC, de janvier 2006 à juillet 2007, pour des sommes se montant à plusieurs dizaines de milliers d'euros.
 
Il était en contact avec toutes les grandes unités de la police parisienne chargées des "affaires" politico-financières, qui enquêtent en particulier sur des allégations de corruption dans les partis politiques ou les grandes sociétés.

le 19 mars 2008 à 11:30
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1 Commentaires

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  • Louis, le 19/03/2008 à 12h32

    Les flics ont raison de continuer à faire le magouille, ils ne sont jamais révoqués de la police !

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