Qui en veut à Laurence Parisot ?

le 12 mars 2008 à 12h51 , mis à jour le 12 mars 2008 à 13h31

La présidente du Medef aurait reçu des menaces anonymes par téléphone. Menaces qui seraient liées à son bras de fer avec l'UIMM.

Laurence Parisot, présidente du MedefLaurence Parisot, présidente du Medef © LCI.fr

L'information, révélée par Le Parisien, est confirmée par des proches du dossier : Laurence Parisot a reçu à plusieurs reprises ces derniers jours des menaces anonymes. Menaces dont la nature n'a pas été précisée... A l'heure qu'il est, elle n'a pas déposé plainte.

"Elle a reçu des lettres et coups de téléphone anonymes, dont certains menaçants", indique-t-on de source policière. "Dans les quinze derniers jours, il y a eu des appels téléphoniques" avec "des menaces plus ou moins voilées", confirme une source proche du patronat. Le Medef, pour sa part, ne fait aucun commentaire.

"Le courage de ses positions peut gêner beaucoup de gens"

Selon Le Parisien, ces appels téléphoniques mystérieux reçus par la présidente du Medef "la mettaient en garde (...) si elle s'obstine dans ses prises de position dans l'affaire de l'Union des industries et métiers de la métallurgie". Laurence Parisot est actuellement engagée dans un conflit ouvert avec la fédération de la métallurgie depuis la révélation, le 28 février, des avantages consentis par l'UIMM à son ancien président Denis Gautier-Sauvagnac, mis en examen dans une affaire de retraits d'espèces suspects.

"Cela m'étonne mais on ne peut rien exclure. Elle (Mme Parisot) essaye de faire bouger des forces très puissantes et très établies. Le courage de ses positions peut gêner beaucoup de gens", a réagi Charles Beigbeder, membre du conseil exécutif du Medef, en précisant qu'il n'était "pas au courant de l'existence de telles menaces". L'intéressée, quant à elle, semblait s'attendre à un tel risque : "Je ne doute pas que je m'expose par cette démarche à de terribles pressions, mais j'y ferai face", déclarait-elle, début mars, dans une interview au Journal du Dimanche. Le président de la CFE-CGC Bernard van Craeynest tire quant à lui son chapeau à la présidente du Medef, jugée "courageuse" dans sa gestion du scandale du patronat de la métallurgie, "même si elle est peut-être allée un peu vite et un peu loin sur les mandats".

D'après agence

le 12 mars 2008 à 12:51
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