Laurence Parisot, présidente du Medef/image d'archives © LCILe ton n'en finit plus de monter au patronat. Nouvel épisode ce samedi avec les accusations et démentis entre d'ex-patrons de l'UIMM et la patronne des patrons. Laurence Parisot a annoncé samedi après-midi qu'elle allait déposer plainte au pénal pour "propos mensongers".
Un ancien président de l'UIMM, Daniel Dewavrin, a affirmé samedi à l'AFP que Denis Gautier-Sauvagnac avait informé "avant l'été" 2007 Laurence Parisot de l'existence du système de retraits en espèces, dont la justice est saisie.
Informée en mai ou en septembre ?
Des propos confirmés par DGS. Par la voix de son avocat, il date cette conversation avec la patronne des patrons "au printemps, en mai-juin". Elle "était parfaitement au courant", a déclaré Daniel Dewavrin, prédécesseur de Denis Gautier-Sauvagnac à la tête de l'Union des industries et métiers de la métallurgie entre 1999 et 2006.
Ces propos "sont gravement diffamatoires à mon encontre en ce qu'ils signifient que j'aurais menti", a aussitôt répondu Laurence Parisot, répétant "n'avoir été informée des dits faits que le 25 septembre 2007 par un journaliste" "vers 19 heures", soit la veille la veille de la publication sur l'existence du système frauduleux par Le Figaro.
Parisot : des "sacrés menteurs"
"Si Mme Parisot veut aller en justice, nous irons sereins et tranquilles", a affirmé dans la soirée Daniel Dewavrin. "Pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt ? Parce qu'à l'époque, on n'avait pas compris que le Medef voulait la guerre totale", a-t-il répondu, interrogé à ce sujet. "Ce qui me désole, c'est que le monde patronal se chipote, ce qui est un euphémisme", a-t-il jugé.
Suite de l'offensive , samedi soir sur France 2 : la présidente du Medef a fustigé une "vieille garde" au sein de l'UIMM. "Ce sont des sacrés menteurs, ces messieurs, je dis bien ces messieurs parce qu'il ne s'agit pas de l'ensemble de l'UIMM", s'est-t-elle insurgée. Evoquant les pratiques de l'UIMM, elle a en revanche semblé dédouaner le nouveau président de la fédération, Frédéric Saint-Geours, à qui elle a tendu la perche pour "fonder le patronat du XXIe siècle".
Quelque 19 millions d'euros en liquide ont été retirés des caisses de l'UIMM entre 2000 et 2007 sous l'autorité de M. Gautier-Sauvagnac. Les enquêteurs soupçonnent que la majeure partie de ces fonds a pu servir au financement occulte de syndicats.
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