La Renault Laguna III © TF1-LCILe destin de l'usine Renault de Sandouville et celui de ses 4000 salariés sont intimement liés à celui de la Laguna, tout le problème étant que la dernière version de la berline du constructeur français peine à faire décoller ses ventes. L'usine près du Havre, en Seine-Maritime, a ainsi été affectée par cinq jours de chômage économique en février, auxquels s'ajouteront une nouvelle période de cinq jours ce mois-ci.
Le directeur général adjoint de Renault, Patrick Pelata, s'est dit jeudi "confiant dans le succès" de Laguna malgré ces ventes moins bonnes que prévu. Patrick Blain, le numéro deux du constructeur français évoque cependant la possibilité de fermer une des deux lignes de production de la berline à l'usine de Sandouville (Seine-Maritime), dans La Tribune à paraître vendredi. "Il est vrai que nous avions compté sur un démarrage plus brutal", a-t-il reconnu.
"Une seule ligne"
"On peut très bien faire fonctionner une usine avec une seule ligne", lâche dans La Tribune le directeur général adjoint de Renault. "L'avenir de Sandouville est accroché au succès de la Laguna", explique-t-il. Le dernier modèle de la berline pourrait souffrit des problèmes rencontrés par sa grande sœur, la Laguna II, qui ont écorné son image.
Le président du constructeur automobile, Carlos Ghosn, avait déjà annoncé le 14 février un ralentissement de la production de la Laguna III, compte tenu de stocks "relativement élevés" et du ralentissement observé sur ce segment du marché. Mais lui aussi avait affiché sa confiance pour la carrière de la nouvelle Laguna, lancée en octobre dernier, qu'il a qualifiée de "très bon produit".
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