© DRAprès des mois de discussions, le rachat d'Alitalia par Air France-KLM tombe donc à l'eau. C'est ce qu'a annoncé mercredi soir la compagnie aérienne italienne, qui a aussi fait savoir que son PDG, Maurizio Prato, démissionnait après le rejet par la compagnie franco-néerlandaise de la contre-proposition des syndicats. Maurizio Prato, nommé en août 2007, soutenait totalement la proposition de rachat d'Air France-KLM et avait laissé entendre à plusieurs reprises qu'il quitterait son poste s'il ne parvenait pas à un accord avec Air France.
Dans la journée, Jean-Cyril Spinetta, le président d'Air France-KLM, avait quitté la table des négociations avec les syndicats à Rome. Air France qui a affirmé mercredi soir, dans un communiqué diffusé après l'annonce de la rupture, que les "conditions de poursuite des négociations n'étaient pas réunies", ajoutant ne plus disposer "d'aucun mandat de la part de son conseil d'administration pour donner suite à ce schéma nouveau". Jean-Cyril Spinetta a toutefois dit "continuer de croire" au projet de reprise de la compagnie aérienne italienne et "prendre acte avec regret" de la rupture des négociations "qui n'est pas de notre fait".
Proposition et contre-proposition refusées
L'accord des syndicats au rachat d'Alitalia par Air France-KLM a, depuis le départ des discussions, été posé comme un préalable par la compagnie franco-néerlandaise à la finalisation du projet de rachat d'Alitalia, plongée ce mercredi soir plus jamais dans la tourmente et au bord de la faillite.
La proposition d'Air France prévoyait 2.100 suppressions d'emplois. Les syndicats ont rejeté le plan de reprise au cours de plusieurs réunions et ont formulé mercredi soir une contre-proposition (rejetée par Spinetta donc) demandant à Air France-KLM de conserver l'intégralité des activités de la compagnie alors que le groupe franco-néerlandais propose d'abandonner à terme l'activité cargo et une partie de la maintenance.
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