© DRAprès le coup de théâtre de mercredi soir, tout le monde semble revenir à la raison et vouloir une réconciliation. Le gouvernement italien veut encore y croire. Il va vérifier si un accord entre les syndicats d'Alitalia et Air France-KLM est encore possible, malgré la rupture des négociations intervenues mercredi, a-t-il annoncé jeudi. Jean-Cyril Spinetta, PDG d'Air France, avait lui-même dit mercredi soir "continuer de croire" au projet de reprise de la compagnie aérienne italienne et "prendre acte avec regret" de la rupture des négociations "qui n'est pas de notre fait", après avoir claqué la porte des négociations et refusé la contre-propositions des syndicats italiens. Et à son tour, Alitalia a estimé, jeudi soir, qu'un rachat par le n°1 mondial du transport aérien "restait adéquat pour assurer le retour à une croissance profitable".
Le conseil d'administration d'Alitalia a en oture annoncé jeudi qu'il allait vérifier d'ici le mardi 8 avril la capacité financière de la compagnie italienne à poursuivre son activité. Réuni tout l'après-midi de jeudi, il a nommé un nouveau président, Aristide Police, en remplacement de Maurizio Prato, qui a démissionné mercredi soir en annonçant la rupture des négociations avec AirFranc-KLM dont il était un fervent partisan. Le CA d'Alitalia a annoncé qu'il allait se réunir à nouveau le 8 avril pour faire le point sur la situation financière. Jusqu'à cette date du 8 avril, la Bourse de Milan a annoncé que la cotation d'Alitalia resterait suspendue.
Le gouvernement italien a indiqué qu'il travaillait à "assurer la continuité de la direction" d'Alitalia, après la démission du président Maurizio Prato. Le syndicat des transports UIL a pour sa part demandé jeudi au gouvernement italien et à la direction d'Alitalia de s'abstenir de toute décision et en particulier de ne pas procéder à la mise sous tutelle de la compagnie aérienne jusqu'aux élections législatives des 13 et 14 avril. Air France-KLM a abandonné les négociations mercredi après avoir considéré irrecevable la proposition des syndicats qui lui demandaient de conserver l'ensemble des activités d'Alitalia et de faire entrer une holding publique dans le capital de la compagnie italienne. La compagnie est détenue à 49,9% par l'Etat.
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