© DRTout juste vainqueur des élections italiennes, Silvio Berlusconi s'attaque à la question d'Alitalia. La compagnie, qui fait l'objet d'un plan de reprise d'Air France-KLM, sera l'une des deux premières "urgences" dont il prévoit de s'occuper une fois qu'il sera devenu président du Conseil - l'autre étant celle des ordures de Naples. Le "Cavaliere" a souligné avoir déjà commencé à travailler sur le cas Alitalia dès lundi soir, une fois que les sondages lui ont donné une claire majorité aux deux chambres du Parlement. "Tout ce qui est nécessaire pour maintenir l'activité de la compagnie nationale (...) pour soutenir le tourisme et l'économie sera fait", a-t-il lancé à la radio.
L'avenir d'Alitalia semble pour l'heure incertain depuis la victoire de Berlusconi aux législatives, celui-ci ayant tenu des propos hostiles au plan de reprise d'Air France-KLM qui avait l'aval du gouvernement précédent. Le projet défendu par la compagnie franco-néerlandaise s'est heurté à l'opposition des syndicats. Les discussions ont achoppé sur la question de l'emploi, et si Air France-KLM a claqué la porte, les organisations syndicales et les ministres du précédent gouvernement ont estimé que cette décision n'était pas irrévocable.
Alitalia perd plus d'un million d'euros par jour
Pendant sa campagne, Silvio Berlusconi s'est toujours dit favorable à un repreneur italien pour Alitalia et a insisté sur l'intérêt que les milieux d'affaires italiens pouvaient tirer d'un tel sauvetage. Mais Sergio Romano, analyste politique et éditorialiste au Corriere della Sera, n'en estime pas moins que Berlusconi ne parviendra pas à trouver d'alternative à l'offre d'Air France-KLM, bien qu'il y soit officiellement hostile : "Il devra bien réaliser qu'on ne peut rien faire. Je pense qu'il la donnera aux Français".
Le temps semble toutefois compté car Alitalia perd plus d'un million d'euros par jour. De surcroît, les règles européennes interdisent toute aide publique pour soutenir la compagnie. Alitalia, dont la licence pourrait être remplacée par une autorisation provisoire d'exercer en raison des interrogations sur sa capacité future de financement, a engagé des discussions avec l'association du secteur Iata sur les garanties dont elle pourrait éventuellement disposer en cas de dépôt de bilan.
D'après agence
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