© DRLe prochain président du Conseil italien Silvio Berlusconi a déclaré jeudi que toutes les possibilités étaient ouvertes concernant Alitalia tant qu'elle "reste la compagnie nationale et que les décisions sont prises en Italie". Ces propos laissent penser que Berlusconi n'est plus opposé à une prise de contrôle par Air France-KLM malgré les attaques répétées qu'il a portées pendant la campagne électorale, qualifiant le projet de fusion d'"humiliant" et de tentative de "colonisation". De Sardaigne, où il devait rencontrer le président russe Vladimir Poutine pour s'entretenir des questions énergétiques et d'Alitalia, Silvio Berlusconi a annoncé que ses collaborateurs allaient rencontrer des ministres du gouvernement sortant pour discuter de l'avenir de la compagnie aérienne italienne.
"L'hypothèse Air France-KLM est encore sur la table. Mais comme Berlusconi a évoqué des solutions italiennes, il va peut-être étudier d'autres options", a déclaré une source du gouvernement sortant. Cette source a ajouté que la nouvelle équipe gouvernementale et celle qui vient de quitter le pouvoir allaient tenter de trouver des solutions consensuelles devant à la fois permettre à Alitalia de continuer à voler et d'aboutir à la finalisation du processus de privatisation. L'Etat italien détient 49,9% d'Alitalia.
"Je serai ravi de pouvoir m'en entretenir, même avec le président Sarkozy"
Une éventuelle offre d'Aeroflot plane toujours. "Quant à Air France, s'ils revenaient à la première proposition où Alitalia était traitée avec une dignité égale, avec une direction italienne pour Alitalia, dans le respect des deux autres compagnies aériennes, nous pourrions en discuter et je serai ravi de pouvoir m'en entretenir lorsque je serai en fonction, même avec le président Sarkozy", avait-il dit plus tôt.
Le gouvernement de centre-gauche sortant de Romano Prodi avait accepté de vendre à Air France-KLM la part détenue par l'Etat italien au sein d'Alitalia, mais l'accord a capoté face à l'opposition des syndicats. Air France-KLM a semblé jeter l'éponge après l'échec des discussions menées avec les syndicats de la compagnie transalpine, affirmant que le sort d'Alitalia était dans les mains de ses syndicats et du gouvernement italien.
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