Daniel Bouton, ex-président de la Société Générale © LCIS'il faut en croire le magazine américain Fortune, une fois informé de l'ampleur des pertes potentielles résultant des positions hasardeuses prises par son courtier Jérôme Kerviel, le PDG de la Société Générale Daniel Bouton a tardé à informer son conseil d'administration.
Daniel Bouton, affirme Fortune, a été mis au courant de la catastrophe menaçant l'établissement du quartier de la Défense le dimanche 20 janvier, alors qu'il préparait une réunion du conseil d'administration prévue quelques heure plus tard. Mais il a préféré ne rien dire aux membres du conseil, une décision d'autant plus inouïe que Daniel Bouton est l'auteur d'un rapport (publié en 2002) sur la transparence et la bonne gouvernance d'entreprise, s'étonne le magazine.
Une réunion d'urgence convoquée... trois jours plus tard
Ce n'est que le mercredi suivant, une fois les positions de Jérôme Kerviel dénouées et une recapitalisation de la banque assurée, que Daniel Bouton a convoqué d'urgence les quinze membres de son conseil d'administration.
Fortune, qui indique que Daniel Bouton n'a pas souhaité être interviewé pour cet article, précise toutefois que le responsable du comité d'audit avait été informé de la situation dès le dimanche soir. Mais en tenant son conseil d'administration à l'écart et en confiant à un seul "trader" le soin de dénouer les positions de Jérôme Kerviel, Daniel Bouton a limité au maximum les risques de fuite, aux conséquences potentielles incalculables pour la Société Générale, relève le magazine.
D'après agence
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