EADS © TF1/LCIL'Autorité des marchés financiers (AMF) a confirmé l'existence de délits d'initiés au sein du groupe EADS fin 2005 début 2006, en annonçant mardi avoir "notifié des griefs" à plusieurs personnes dans le cadre de son enquête sur cette affaire.
EADS : l'AMF blanchit tout le monde
L'Autorité des marchés financiers a refermé jeudi le dossier sans aucune sanction. Cinq personnes restent néanmoins mises en examen dans le cadre d'une enquête pénale pour présomption de délits d'initiés.
Publié le 17/12/2009
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17 dirigeants ou ex-dirigeants d'EADS ou d'Airbus s'expliquent cette semaine devant l'AMF sur des ventes massives d'actions, faites peu avant que le cours ne chute, entraîné par les retards de l'A380.
Publié le 23/11/2009
L'AMF a confirmé que son collège s'était réuni lundi "pour examiner les conclusions de l'enquête conduite par la direction des enquêtes et de la surveillance des marchés sur le marché du titre et de l'information financière délivrée par EADS à compter du 1er mai 2005". "Il a estimé nécessaire de notifier des griefs, d'une part pour manquement aux obligations de bonne information du marché pesant sur tout émetteur d'un titre coté sur un marché réglementé, d'autre part pour manquement à l'obligation d'abstention d'intervention sur le marché du titre pesant sur les personnes détenant une information privilégiée".
De son côté EADS a affirmé mardi que le groupe allait "exercer vigoureusement" son droit de défense et a assuré avoir "toujours agi en complète transparence".
Les retards de l'A380
L'AMF ne cite aucun nom. Dans une "note préliminaire" révélée début octobre par Le Figaro évoquant des "délits d'initiés massifs", Arnaud Lagardère, alors co-président du conseil d'administration d'EADS et aujourd'hui membre du conseil, et Thomas Enders, alors co-président exécutif d'EADS et actuel président de sa filiales Airbus, étaient cités. Selon Les Echos de mardi, 17 des 21 personnes soupçonnées vont se voir notifier des griefs. Dans une première édition, le quotidien économique indiquait que M. Lagardère serait blanchi. Cette phrase a disparu dans de nouvelles éditions et n'apparaît pas non plus sur le site des Echos.
Contrairement à ce qu'écrivait le quotidien, le groupe Lagardère a affirmé mardi que l'AMF n'avait "formulé aucun grief" contre lui sur la question des retards de l'A380. "D'ores et déjà, il apparaît que l'AMF n'a formulé aucun grief contre le groupe Lagardère du fait des retards de l'A380 et ce, conformément à ce que le groupe Lagardère a toujours défendu".
L'AMF et la justice enquêtent sur un possible délit d'initié commis par les principaux dirigeants et actionnaires privés d'EADS lors de la vente massive d'actions fin 2005-début 2006 avant l'annonce de nouveaux retards du programme d'avion géant A380, qui avait fait plonger le titre en Bourse. L'institution rappelle que les personnes concernées (...) auront (...) accès à la totalité des pièces sur lesquelles les enquêteurs ont fondé leur analyse et le collège ses décisions de poursuite", afin de pouvoir présenter leurs "observations en défense".
(D'après agence)
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