Entre 800 et 1500 personnes ont manifesté le 9 février contre la suppression de quelque 600 emplois à l'usine Arcelor-Mittal de Gandrange, en Moselle © TF1/LCIIl n'y aura donc pas d'accord entre ArcelorMittal et la société sidérurgique italienne Carlo Tassara. Celle-ci a annoncé jeudi soir dans un communiqué que son intérêt pour l'aciérie de Gandrange n'était "plus d'actualité", ArcelorMittal n'ayant pas souhaité "donner suite à sa proposition". Le PDG du sidérurgiste italien, Romain Zaleski, a présenté mercredi à l'Elysée un plan de reprise de l'aciérie de Gandrange élaboré avec la mairie d'Amnéville, en Moselle, et le conseil général de la Moselle, selon ces collectivités locales.
Ce nouveau plan avait été soumis par téléphone à Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, qui devait convaincre Lakshmi Mittal (le patron indien d'ArcelorMittal, propriétaire de l'usine mosellane, NDLR) qu'il puisse être "mis en oeuvre sans heurts", avait indiqué Alain Stahl, directeur du cabinet du maire (UMP) d'Amnéville. "Il s'agit d'une offre d'achat amicale de l'aciérie électrique et du train à billettes (TAB, installation de laminage) que Lakshmi Mittal a décidé de fermer d'ici à 2009", avait précisé Alain Grenaut, un ancien directeur de l'usine mosellane chargé par Romain Zaleski du volet technique du plan.
L'Elysée a ensuite affirmé jeudi à l'AFP qu'"il n'a(vait) jamais été question de présenter un nouveau plan" de reprise de Gandrange. "Il y a bien eu une conversation téléphonique entre Henri Guaino", et Romain Zalevski, à propos de l'aciérie, "mais il n'a jamais été question de présenter un nouveau plan, encore moins par téléphone", a-t-on assuré à l'Elysée. Lundi, le PDG d'ArcelorMittal Lakshmi Mittal avait affirmé pour la première fois que "la porte de Gandrange" n'était "pas fermée", soulignant que son groupe était prêt à étudier toutes les opportunités d'investissement sur le site. ArcelorMittal a toutefois toujours dit qu'il n'était pas vendeur.
(D'après agence)
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