© DRAgriculteurs et industriels s'allient pour réclamer une révision du projet de loi de modernisation de l'économie. Ce texte, qui sera présenté lundi en conseil des ministres, concerne tout particulièrement les relations industrie-distribution. Et le "front commun" qu'il a suscité entend faire pression sur le gouvernement pour obtenir un amendement obligeant les distributeurs à justifier sur facture les avantages tarifaires qu'ils réclament aux industriels en contrepartie de différents services : catalogues publicitaires ou encore "têtes de gondole" dans les magasins.
"Ce n'est pas courant de présenter un front uni d'agriculteurs et d'industriels mais nous sommes confrontés à un phénomène grave et préoccupant, particulièrement pour les PME", a déclaré le président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania) Jean-René Buisson, lors d'une conférence de presse commune jeudi de six organisations agricoles et industrielles.
Rendez-vous demandé à Nicolas Sarkozy
Le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer, a précisé qu'un rendez-vous avait été demandé à Nicolas Sarkozy qui a tranché en faveur de l'actuel projet de loi alors que, selon une déclaration commune des six organisations, "un texte de consensus", avec cette obligation, "avait été trouvé entre les agriculteurs, les coopératives, les industriels et les distributeurs".
L'Ania, la FNSEA, Coop de France (coopératives agricoles), CGGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises), la FEEF (Fédération des entreprises et entrepreneurs de France) et la CGI (Confédération française du commerce interentreprises), s'en remettent à la "sagesse du Parlement si leur appel n'était pas entendu par le gouvernement". Les six organisations ont indiqué qu'elles envisageaient de manifester devant l'Assemblée Nationale, dans la deuxième quinzaine de mai, avant l'examen du projet de loi par le Parlement si leur revendication n'aboutissait pas à un amendement, "de préférence d'origine gouvernementale". Jean-René Buisson a notamment souligné : "Ce serait un comble, un an après l'élection du Président de la République, que des chefs d'entreprise soient obligés de manifester dans la rue" pour obtenir satisfaction.
D'après agence
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