© sxc.huUltimes vols pour les billets d'avion en papier. Ce 1er juin marque en effet le passage officiel et définitif des compagnies membres de l'Association internationale du transport aérien (Iata) au billet électronique. Les passagers y ont tout à gagner, estiment les compagnies aériennes : ils n'ont plus à craindre la perte de leur billet, pourront modifier plus facilement les dates ou l'itinéraire de leur vol et éviteront la queue grâce aux bornes en libre-service permettant de s'enregistrer. Par ailleurs, selon l'Iata, la disparition du papier permettra d'économiser 3 milliards de dollars par an pour ses membres, un billet électronique revenant à un dollar en moyenne contre 10 dollars pour le billet traditionnel. Elle se traduira aussi par la survie de 50.000 arbres par an, soit 5 km2 de forêt.
L'acte de décès du billet papier sera solennellement proclamé lors de l'assemblée générale de l'Iata début juin à Istanbul. Pourtant, ce passage au billet électronique ne se sera pas fait de manière simple. L'objectif du zéro papier avait été adopté dès 2004 par les 240 compagnies membres de l'Iata, qui assurent 94% du trafic aérien international. Mais la date-butoir avait dû être retardée : l'an dernier, l'assemblée générale réunie à Vancouver avait accordé un délai de cinq mois supplémentaires pour l'adoption du billet électronique chez tous ses membres, qui aurait dû au départ intervenir à la fin de 2007.
Des difficultés à craindre pour 5% des compagnies aériennes
Le bon vieux billet d'avion en papier pourrait toutefois continuer à faire parler de lui après son arrêt de mort officiel. Si "à partir du 1er juin, aucune agence de voyage ne pourra émettre un billet papier", souligne un porte-parole de l'Iata, néanmoins, "un billet traditionnel établi avant cette date sera accepté dans la limite de sa date de validité". Sachant que les billets d'avion peuvent être achetés plusieurs mois à l'avance... Par ailleurs, pour les compagnies qui n'étaient pas passées au billet électronique avant la date fatidique, les professionnels redoutent des difficultés.
Outre un éventuel bug informatique dans les systèmes de réservation, Michel de Blust, secrétaire général de l'Ectaa, qui regroupe les associations d'agents de voyage de 29 pays européens, pointe ainsi les risques de retards à l'allumage dans la mesure où "au moins 5% des compagnies aériennes n'ont pas encore basculé leur système". Fin février, 94% des adhérents de l'Iata avaient déjà banni le papier de leur billetterie, fait valoir l'association aérienne. L'Afrique était toutefois à la traîne avec 87% seulement de compagnies passées à l'électronique, contre 97% en Amérique du Nord et 95% en Europe.
D'après agence
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