Le Crédit Agricole n'est pas sorti de l'auberge

Par DjS, le 13 mai 2008 à 09h22 , mis à jour le 13 mai 2008 à 09h55

La banque verte annonce mardi une augmentation de capital massive pour faire face à de nouvelles pertes liées à la crise des subprimes. De son côté, la Société générale a vu son bénéfice net reculer de 23,4% au premier trimestre.

TF1/LCI - Façade d'une agence du Crédit agricoleFaçade d'une agence du Crédit agricole © TF1/LCI

Le Crédit Agricole a annoncé mardi son projet de lancer une augmentation de capital de 5,9 milliards d'euros. La banque verte, dont la filiale Calyon a été particulièrement exposée à la crise des subprimes, doit en effet faire face à de nouvelles dépréciations d'actifs passées par sa filiale de banque de financement et d'investissement.

La crise lui a encore coûté plus de 1,2 milliard d'euros au premier trimestre. Elle lui avait déjà ponctionné 4,2 milliards d'euros (avant impôt) en 2007 sous forme de dépréciations d'actifs et de provisions spécifiques, ce qui en fait la banque française la plus touchée à ce jour. Le résultat net devrait s'établir à 892 millions d'euros sur toute l'année 2007. La banque doit publier ses résultats détaillés jeudi matin.

Plan d'action

La banque verte précise que Crédit Agricole mettra également en oeuvre un "plan d'actions" qui prévoit notamment un recentrage de Calyon sur ses "compétences clefs" et un  "accroissement du poids de la banque de détail" associé à un "plan de maîtrise  des charges".

Selon plusieurs quotidiens, les dirigeants de la banque ont décidé de remplacer le directeur général de Calyon, Marc Litzler, arrivé seulement début octobre. Il serait remplacé par Patrick Valroff, PDG de la société de crédit à la consommation Sofinco, une filiale de la banque verte. Pour Les Echos, "derrière le départ de Marc Litzler, c'est bien Georges Pauget, directeur général de Crédit Agricole SA, qui paraît fragilisé". Chez Crédit Agricole SA comme chez Calyon, on s'est refusé à tout commentaire sur ces informations.

La SoGé fait de la résistance

La Société Générale a vu son bénéfice net reculer de 23,4% au premier trimestre, pour atteindre 1,096 milliard d'euros. Mais la banque se félicite de sa "résistance" et sa "capacité de rebond" après l'affaire Kerviel, car le chiffre est supérieur de plus de 100 millions aux attentes des analystes. Les crédits américains à risque lui coûtent encore 513 millions d'euros sur ce trimestre compensés par une plus-value de 602 millions suite à la création d'une filiale commune de courtage avec le Crédit Agricole, Newedge. Sur le marché des particuliers en France, le nombre de comptes à vue s'est accru de 2,3% par rapport au premier trimestre 2007.

Par DjS le 13 mai 2008 à 09:22
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