Daniel Bouton n'est officiellement plus DG

Par D.H. (avec agence), le 12 mai 2008 à 22h24 , mis à jour le 12 mai 2008 à 22h28

Comme prévu mi-avril, Frédéric Oudéa a pris lundi la direction générale de la SocGen. Daniel Bouton reste président du conseil d'administration.

Daniel Bouton, ex-président de la Société GénéraleDaniel Bouton, ex-président de la Société Générale © LCI

Pas de lundi de Pentecôte pour le nouveau patron de la Société Générale. Quatre mois après la crise ouverte par l'affaire Kerviel, et à la veille de la publication mardi matin des résultats du premier trimestre de la Société Générale, Daniel Bouton a quitté lundi la direction générale de la banque française, remplacé par le jeune quadragénaire Frédéric Oudéa qui a remanié l'état major. Daniel Bouton reste président du conseil d'administration de la banque.
 
La séparation des fonctions de président et de directeur général avait été annoncée le 17 avril. Quelques jours après la révélation de pertes colossales dues aux agissements du trader Jérôme Kerviel, fin janvier, Nicolas Sarkozy avait suggéré que Daniel Bouton, en poste depuis 1997, en tirât les conséquences en démissionnant. Lors de la découverte de la fraude présumée, ce dernier avait présenté sa démission au conseil d'administration, qui lui avait renouvelé sa confiance. Il avait ensuite accepté la formation, au sein du conseil, d'un comité spécial chargé de faire toute la lumière sur cette affaire.
 
Résultats du 1er trimestre très attendus
 
Cette réforme de la gouvernance est le fruit d'un habile compromis entre la nécessité pour Daniel Bouton de montrer qu'il prenait ses responsabilités et la volonté de ne pas déstabiliser la banque en la privant de leadership. Elle marque aussi l'arrivée à la tête de la banque d'une nouvelle génération de cadres dirigeants.
 
Frédéric Oudéa, âgé de 44 ans, remplace Daniel Bouton, 58 ans, à la direction opérationnelle. Il est lui même remplacé à la direction financière par Daniel Valet, 40 ans, jusqu'alors directeur du contrôle de gestion stratégique. Par ailleurs, le conseil d'administration a confirmé Didier Alix et Philippe Citerne dans leurs fonctions de directeurs généraux délégués et nommé une troisième personne à un tel poste, Séverin Cabannes. Didier Alix sera chargé de superviser les activités banque de détail en France et à l'international ainsi que les services financiers spécialisés. Séverin Cabannes prendra en charge la direction des ressources, la direction des risques et la direction financière tandis que Philippe Citerne se voit confier la supervision de l'intégration de Rosbank, le développement de la banque en Russie et le pôle gestions d'actifs et services aux investisseurs.
 
Au-delà de ces mouvements au plus haut niveau, le groupe a connu ces dernières semaines de nombreux changements au sein des équipes dirigeantes de sa filiale de banque de financement et d'investissement (SG CIB), pour laquelle travaillait Jérôme Kerviel. Après avoir vu son bénéfice annuel divisé par cinq, à 947 millions d'euros, elle devrait dégager un résultat net autour de 975 millions d'euros, en baisse de plus de 30% par rapport au premier trimestre 2007 qui constituait toutefois une référence élevée, selon les analystes financiers. Ces résultats sont très attendus car ils doivent permettre de mesurer pour la première fois la capacité de la banque à préserver sa clientèle malgré l'affaire Kerviel.

Par D.H. (avec agence) le 12 mai 2008 à 22:24
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2 Commentaires

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  • Messimy, le 29/04/2009 à 17h11

    Quelle chance ont ils ces " super employés de banque qui peuvent à leur gré démissionner ou changer de poste sans que leur patron, les actionnaires de la Société Générale, aient apparemment un mot à dire et des reproches justifiés à leur faire au vu des résultats catastrophiques de leur gestion, si j'en juge par l'obligation de tous les citoyens francais de renflouer leur caisse avec leur propre argent

  • Messimy, le 29/04/2009 à 17h07

    Quelle chance ont ils ces "super employés de banque" qui, suivant leur désir et leur intérêt, démissionnent ou changent de poste à leur gré sans qu'apparemment leurs patrons, à savoir les actionnaires de la Société Générale, aient un mot à dire et surtout des reprochess justifiés à leur faire quant aux résultats catastrophiques de leur gestion, si j'en juge l'obligation des citoyens français à renflouer leur caisse

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