Le site d'assemblage d'Airbus à Saint-Nazaire © TF1/LCILes syndicats sont satisfaits, mais affichent tout de même une certaine prudence, après l'annonce de l'échec des négociations entre la direction d'Airbus et le Latécoère pour la cession des deux usines françaises de Méaulte et Saint-Nazaire. Les deux groupes ont mis fin à la négociation "dans la mesure où aucune solution viable n'a pu être atteinte dans les délais fixés, en particulier à cause du contexte financier", explique EADS. "Cela ne change en rien la stratégie d'externalisation d'Airbus qui va procéder à la filialisation de ces sites", précise cependant le groupe, qui affirme que les sites pourront ainsi "faire l'objet d'un partenariat, puis d'une vente à un stade ultérieur". Les discussions se poursuivent en revanche pour les sites de Filton, en Grande-Bretagne et de Laupheim, en Allemagne. Et Airbus entend conserver Latécoère comme partenaire de premier rang pour le développement du programme du long-courrier A350, a assuré le groupe européen.
"Je suis content, mais pas euphorique. C'est un pas qui va dans le bons sens", a déclaré Claude Cliquet, secrétaire du syndicat FO, qui reste "mobilisé" pour obtenir des "garanties industrielles" à Méaulte, site spécialisé dans les pointes avant des A350. De son côté, la CFDT a estimé que c'était aussi "les revendications syndicales" sur les garanties industrielles et sociales et le maintien de l'emploi qui avaient provoqué le "revirement" de Louis Gallois, président exécutif d'EADS. "Si le dossier était passé en force, au moins à Méaulte, je pense que ça aurait été très difficile dans les mois à venir. On serait rentré dans un conflit dur et difficile pour remotiver les salariés alors qu'on a 450 avions à sortir" en 2008, a expliqué le délégué CFDT d'Airbus Méaulte. Les syndicats attendent maintenant "plus de précisions sur la nouvelle stratégie" de leur direction.
Selon Les Echos de mercredi, les discussions sur la vente des sites français ont "achoppé, comme en Allemagne, sur la dégradation du dollar face à l'euro et des conditions de crédit". La vente de six sites européens d'Airbus et d'un site d'EADS était prévue par le plan d'économies Power8 annoncé en 2007. Mais fin mars, le groupe avait annoncé l'échec des tractations avec l'allemand MT Aerospace à propos de la reprise des usines de Varel, Nordenham et Augsbourg, en Allemagne. La presse évoquait depuis quelques semaines l'échec attendu de la reprise des sites de Méaulte et Saint-Nazaire par Latécoère en raison de la dégradation du dollar face à l'euro et des conditions de crédit.
D'après agence
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