Laurence Parisot, présidente du Medef © LCI.frLa présidente du Medef Laurence Parisot a été entendue début mai comme témoin par les policiers de la Brigade financière chargés de l'enquête sur les retraits suspects des caisses de l'UIMM. Selon une source judiciaire, confirmant une information du Point, elle a été interrogée le 7 mai sur les rapports entre le Medef et l'Union des industries et métiers de la métallurgie, sa plus puissante fédération, et sur l'éventuelle connaissance qu'elle pourrait avoir eue de l'existence de ces retraits en liquide au sein du patronat de la métallurgie. La présidente du Medef a réaffirmé à cette occasion avoir tout ignoré de l'existence de ce système de retraits avant qu'il ne soit révélé dans la presse fin septembre 2007, a-t-on ajouté de même source en précisant que cette audition n'avait pas apporté d'éléments nouveaux sur le dossier judiciaire.
En mars, un ancien président de l'UIMM, Daniel Dewavrin avait affirmé que la présidente du Medef avait été informée "avant l'été 2007", soit plus tôt qu'elle ne le dit, de l'existence de ce système de retraits. Cette accusation avait entraîné une vive répartie de la part de Laurence Parisot, qui avait stigmatisé la "vieille garde" de l'UIMM. Elle avait également assigné en diffamation Daniel Dewavrin, qui avait promis en retour de fournir à la justice "des éléments de preuve".
Un texto qui intrigue
Dans le cadre de son enquête sur la destination de quelque 16,5 millions d'euros en espèces retirés entre 2000 et 2007 sous l'autorité de Denis Gautier-Sauvagnac, ancien délégué général de l'UIMM, le juge Roger Le Loire et des policiers avaient perquisitionné le 10 avril le siège du Medef à Paris. Les enquêteurs avaient à cette occasion mis la main sur divers documents, dont des courriers électroniques.
Parmi eux figurait un texto daté du 15 juin adressé à l'une des collaboratrices de Laurence Parisot mentionnant le nom de Denis Gautier-Sauvagnac : "DGS ne lâche rien, ne dit rien, certains sont vraiment de mauvaise foi. Je préfère t'en parler de vive voix demain". Interrogée par les enquêteurs, la présidente du Medef a réaffirmé que le contenu de ce texto ne concernait pas l'affaire de la caisse de l'UIMM mais des négociations en cours. Cette version a été confirmée le 16 avril par Denis Gautier-Sauvagnac lui-même, selon qui Laurence Parisot "a tout à fait raison quand elle indique que le SMS du 15 juin n'a rien à voir avec l'affaire des retraits en espèces".
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





