Les Belges d'inBev s'offriraient bien une Bud

le 12 juin 2008 à 09h12 , mis à jour le 12 juin 2008 à 11h50

Le belgo-brésilien InBev a mis plus de 46 milliards de dollars sur la table pour racheter le géant américain Anheuser-Busch. Ce rapprochement donnerait naissance au plus grand brasseur du monde.

Bière, brasseurs, alcoolBouteilles de bière © LCI

Le belgo-brésilien InBev, l'un des trois géants mondiaux de la bière commercialisant la Stella-Artois, a proposé, mercredi, à son rival américain Anheuser-Busch, le producteur de la Budweiser, de le racheter pour plus de 46 milliards de dollars, afin de créer le premier brasseur mondial.
 
InBev a fait valoir qu'une telle fusion créerait "l'une des cinq plus  grandes entreprises de produits de grande consommation au monde", soulignant que son offre de 65 dollars par action en numéraire représentait 35% de plus que le cours moyen du brasseur américain.
 
Visiblement désireux d'aplanir les difficultés, InBev a affirmé d'entrée  qu'il ne fermerait aucun des sites de production d'Anheuser-Busch, qu'il s'efforcerait d'étendre le marché de la Budweiser dans le monde et qu'il implanterait son siège nord-américain à Saint-Louis, fief de sa cible. InBev propose même de nommer le nouveau groupe issu d'une fusion "en tenant  compte de l'héritage d'Anheuser-Bush", groupe né en 1852.
 
Demande formelle
 
Actuellement le marché mondial de la bière est dominé par trois rivaux d'une  taille comparable: Inbev, né de la fusion en 2004 du géant belge Interbrew et du  brésilien AmBev et connu pour ses marques Stella-Artois et Brahma, suivi du  britannique SABMiller, et d'Anheuser-Bush, leader aux Etats-Unis avec 48,5% du  marché. Le mariage de ce dernier (14 milliards de dollars de chiffres d'affaires) avec InBev (22 milliards) créerait un groupe au chiffre d'affaires de 36 milliards de dollars et de 460 millions d'hectolitres de ventes.
 
Le mariage serait essentiellement financé par endettement. Compte-tenu du faible recoupement des activités des deux groupes, InBev ne prévoit pas de difficultés avec les autorités de la concurrence. Dans une lettre ouverte au PDG d'Anheuser-Busch, August Busch, un membre de  la famille fondatrice, le PDG d'InBev, Carlos Brito, rappelle que les dirigeants d'InBev ont discuté de cette fusion avec August Busch plusieurs fois. Il lui  présente donc une demande formelle, comme celui-ci l' avait demandé. Carlos Brito demande une réunion rapidement, souligne son "immense respect" pour Anheuser-Busch et rappelle que les deux groupes ont déjà un fructueux  partenariat au Canada depuis des années.
 
Très prudemment, Anheuser-Busch s'est, pour le moment, borné à prendre acte de cette "offre non-sollicitée" et a précisé qu'il allait "évaluer cette  proposition soigneusement au vu de tous les critères, y compris son plan de  développement stratégique à long terme". Il a ajouté qu'il se conformerait au "meilleur intérêt" de ses actionnaires, sans préciser à quelle date il donnera une réponse.

(D'après agence)

le 12 juin 2008 à 09:12
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience