Plus de deux mille emplois vont partir en fumée

le 19 juin 2008 à 07h40 , mis à jour le 19 juin 2008 à 14h09

Imperial Tobacco a annoncé jeudi la suppression de 2440 postes en Europe, dont environ 1060 en France, suite à l'acquisition d'Altadis.

TF1/LCI tabac cigarettesUn paquet de cigarettes. © SXC

Cinq mois après le rachat d'Altadis, le cigarettier britannique Imperial Tobacco a annoncé ce jeudi plus de 2000 suppressions d'emplois au sein de l'ex-Seita (très précisément 2440). Cette sévère cure d'amaigrissement est une conséquence de la fusion entre les deux groupes mais aussi du déclin du marché du tabac.

Les pays concernés au premier chef sont donc la France et l'Espagne. Dans l'Hexagone, précise-t-il, six des huit sites de l'ex-Seita sont touchés et deux supprimés. Altadis emploie actuellement plus de 2000 personnes sur ses sites français, qui sont situés à Paris, où se trouve le siège, Nantes et Riom (Puy-de-Dôme) qui fabriquent les cigarettes, Metz, en charge du tabac à rouler, Strasbourg, pour les cigares, Le Havre où parvient le tabac brut, Les Aubrais (Loiret) et Bergerac (Dordogne) qui accueillent les centres de recherche et développement. Les centres appelés à disparaître sont ceux de Metz et Strasbourg.

Dure cure d'amaigrissement pour les effectifs français

D'autres sites verront leurs activités réduites ou transférées dans d'autres usines, notamment les centres de Dunkerque (dont une partie de la production partira au Havre), Riom et Nantes. La fonte des effectifs français du groupe Altadis se poursuit donc à vive allure : le cigarettier avait déjà annoncé en 2006 un projet de restructuration concernant les fonctions centrales et commerciales ainsi que la distribution, entraînant la suppression de 472 postes, 239 en France et 233 en Espagne. Et une année plus tôt, en 2005, le groupe avait fermé l'usine de cigarettes de Lille. 

Le plan de restructuration prévoit par ailleurs la fermeture de quatre usines dans d'autres pays européens : les sites d'Alicante (Espagne), Bristol (Royaume-Uni), Berlin (Allemagne) et un autre situé en Slovaquie. Ce plan devrait entraîner autour de 600 millions d'euros de frais de restructuration, a ajouté le groupe britannique, qui compte parallèlement dégager grâce à l'acquisition d'Altadis 300 millions d'euros d'économies par an d'ici 2010, puis 400 millions à partir de 2012. La CGT a estimé jeudi que les salariés français "subissent le jeu spéculatif boursier" d'Imperial Tobacco.

D'après agence

le 19 juin 2008 à 07:40
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