© TF1-LCIAprès un demi siècle de partenariat avec l'US Air Force, Boeing avait crié au scandale lors de l'annonce du choix de Northrop Grumman et de l'Européen EADS par les Etats-Unis pour 179 avions ravitailleurs de l'US Air Force (lire notre article). C'est donc une victoire pour le fabricant américain. Le Pentagone a décidé de suivre l'avis de la Cour des comptes américaine, qui avait le mois dernier détecté des erreurs significatives dans cette commande établie avec à la maison-mère d'Airbus. Une commande de 35 milliards de dollars.
Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a en effet annoncé mercredi la remise en jeu du contrat, en assurant qu'un nouveau choix interviendrait "d'ici la fin de l'année". L'US Air Force avait 60 jours, à compter de la remise des conclusions du GAO, pour rendre sa décision.
Remplacer la flotte vieillissante de Boeing
EADS, maison mère d'Airbus, s'était allié à l'américain Northrop Grumman pour remporter cette commande qualifiée alors d'historique : le 3e contrat le plus élevé jamais alloué par le Pentagone. Nicolas Sarkozy et François Fillon avaient félicité EADS. Mercredi soir, EADS, par la voix de Louis Gallois, a dit prendre acte de la décision du Pentagone, se disant prêt à repartir dans la compétition.
Les premiers avions sont censés entrer en service en 2013 pour remplacer la flotte vieillissante de KC-135, dont certains sont en service depuis les années 1960. A terme, le gouvernement américain pourrait dépenser plusieurs dizaines de milliards de dollars supplémentaires pour remplacer plus de 500 appareils.
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