Les "Duralex" fixés sur leur sort dans la journée

le 19 juillet 2008 à 11h22 , mis à jour le 21 juillet 2008 à 10h22

Deux repreneurs sont en lice pour tenter de relancer la célèbre verrerie, en liquidation depuis avril. Le tribunal de commerce d'Orléans tranchera lundi.

Un verre DuralexUn verre Duralex © TF1/LCI

Les 240 salariés en France des célèbres verres Duralex, en liquidation judiciaire, connaîtront aujourd'hui leur avenir : le tribunal de commerce d'Orléans doit faire connaître sa décision sur le choix du repreneur. Créée en 1939 par Saint-Gobain, la verrerie a longtemps alimenté cantines et collectivités françaises en verres, assiettes, saladiers et autres ; aujourd'hui, elle se trouve, depuis le mois d'avril, placée en liquidation. Duralex International France emploie actuellement 240 salariés à La Chapelle Saint-Mesmin, qui ignorent toujours s'ils pourront continuer à y travailler.

Les deux candidats à la reprise qui restaient en lice ont été entendus vendredi par les juges qui avaient au départ reçu 17 manifestations d'intérêt pour Duralex. "Le premier maintient seulement 135 emplois et apporte un million d'euros. Le second propose de conserver 200 emplois et apporte 3,6 millions d'euros. On attend désormais une décision favorable du tribunal. Le principal est de sauver l'entreprise", a indiqué Pascal Colichet, délégué CGT.

Les deux projets de reprise

Le projet du premier candidat à la reprise, ancien vendeur de logiciels pour ordinateurs, représentant un fonds d'investissements, n'a convaincu ni les syndicats ni les juges, selon les syndicats. Le second, un groupe de quatre actionnaires français (un industriel, un spécialiste de reprise d'entreprises et deux cadres de Duralex), semble en revanche bien placé. Pour Gilles Roulet, représentant du comité d'entreprise : "Soit on sauve 200 emplois, soit on ferme. Nous n'avons pas le choix".

La société s'était déclarée le 1er avril en cessation de paiement. La verrerie présente un passif évalué à 22 millions d'euros dont plus du tiers composé de créances immédiatement exigibles. Son ancien patron, le Turc Sinan Solmaz, qui possède plusieurs sociétés de négoce d'articles de vaisselle en Turquie, a contesté cette décision mais la cour d'appel l'a débouté.

D'après agence

le 19 juillet 2008 à 11:22
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