Power 8+ : la contagion s'étend à toutes les divisions

le 13 juillet 2008 à 13h37 , mis à jour le 13 juillet 2008 à 14h44

Le patron de l'entreprise franco-allemande, Louis Gallois, a affirmé que le plan d'économie "Power 8+". destiné à faire face à la faiblesse du dollar et à l'explosion des prix du pétrole s'appliquerait à l'ensemble du groupe.

EADSEADS © TF1/LCI

Le groupe EADS peine actuellement à réaliser ses objectifs. En cause la hausse des prix du pétrole qui fait peser de nombreuses incertitudes sur l'avenir du transport aérien et la faiblesse du dollar qui rend plus difficile l'implantation de l'entreprise franco-allemande outre-Atlantique. Ce week-end, lors d'un séminaire organisé par EADS avant le Salon aéronautique de Farnborough, Louis Gallois, le patron du groupe a voulu rassurer ses troupes, les marchés financiers et les éventuels clients.
 
Il a d'abord évoqué un nouveau plan d'économie, intitulé "Power 8+". Celui-ci ne concernera pas qu'Airbus mais l'ensemble des divisions d'EADS. Pour faire face aux fluctuation du dollar, il devrait être établi sur la base d'un euro supérieur à 1,45 dollar. .
 
Le président du groupe s'est également voulu optimiste en dépit des inquiétudes qui planent sur le secteur du transport aérien civil. "Lorsque je regarde le carnet de commandes d'Airbus, je vois que les annulations ont été très limitées au cours des six derniers mois. Pour le futur, nous devons être vigilants mais je ne veux pas paniquer: le trafic aérien est là, la situation d'aujourd'hui n'a rien à voir avec celle de 1993 ou celle de 2001", a-t-il dit.
 
"Nous allons gagner"
 
Louis Gallois a également voulu rassurer en évoquant sa confiance dans la réalisation de projets en cours.  Il a affirmé que son groupe était en mesure de remporter le contrat  des ravitailleurs aux Etats-Unis, espérant le voir parachevé à la fin de  l'année, ou en janvier-février 2009, lors d'un séminaire ce week-end. Le Pentagone a remis en jeu le 9 juillet le contrat des avions ravitailleurs  de l'US Air Force. "Nous espérons sceller le contrat à la fin de l'année, mais cela peut aussi  nous mener à janvier-février, sans que cela affecte le processus. Nous  continuons toujours de penser que nous allons gagner", a affirmé de son côté  John Young, responsable de la direction opérationnelle de EADS en Amérique du  Nord.
 
De son côté, Hans Peter Ring, a démenti avoir laissé entendre lors d'une récente interview à un journal allemand qu'EADS allait faire état d'un avertissement sur ses résultats. "Nous ferons un point sur nos prévisions lors de la présentation des résultats mais en aucun cas cela ne devait être interprété comme un 'profit warning'", a-t-il souligné. EADS publiera ses comptes semestriels le 30 juillet prochain.

Délits d'initiés chez EADS : "C'est un procès joué à l'avance"

Le patron de l'avionneur  européen Airbus, Thomas Enders, s'est insurgé contre l'enquête sur les délits d'initiés présumés contre les dirigeants de EADS . Il a affirmé lors du séminaire d'EADS : "C'est un procès joué à l'avance. C'est du mauvais théâtre. Je pense que  cela doit être dit très clairement. Point." A la question de savoir s'il passait beaucoup de temps à préparer sa  défense, il a déclaré: "je ne passe pas beaucoup de temps à ça. La compagnie a  beaucoup de défis à relever et c'est ce à quoi je passe mon temps". "Nous avons de bons avocats, nous avons le plein soutien de Louis (Gallois,  patron du groupe européen de défense et d'aéronautique EADS, maison mère  d'Airbus, ndlr) et du conseil d'administration. Je ne m'inquiète pas beaucoup  pour ça", a-t-il ajouté. En marge du séminaire, Louis Gallois, a assuré que les dirigeants de son groupe mis en cause dans cette affaire garderaient leurs fonctions puisqu'ils  bénéficient de la présomption d'innocence. Au total, 17 dirigeants et anciens dirigeants du groupe (neuf Français,  quatre Allemands, deux Américains, un Finlandais et un Britannique), dont 11  sont toujours en poste, sont mis en cause par l'Autorité des Marchés Financiers,  le gendarme français de la Bourse.

(D'après agence)

 

le 13 juillet 2008 à 13:37
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1 Commentaires

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  • Kourdane, le 13/07/2008 à 14h47

    Dans tous les cas je pense que ces dirigeants s'en sont mis pleins les poches et ce n'est pas parce que le délit est difficile à prouver qu'il n' a pas eu lieu ! comment 17 dirigeants auraient pu- en même temps - décider de vendre leurs options, sans avoir une information commune ? A l'instar de FORGEAT ...ces gens méprisent les autres

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