© Photothèque de La PosteLa Poste bientôt transformée en société anonyme... L'annonce a quelque peu mis en rogne le postier le plus célèbre de France. Il ne s'agit "rien d'autre que d'une privatisation déguisée, sous couvert d'une adaptation législative à la directive européenne (...)" a aussitôt déclaré Olivier Besancenot. "C'est une vraie déclaration de guerre et notre riposte doit être à la hauteur", prévient le porte-parole de la Ligue Communiste révolutionnaire (LCR) dans une interview au site internet Mediapart diffusée mardi. Il souligne que les privatisations de services publics menées à bien dans d'autre pays se sont à chaque fois traduites, selon lui, "par des dizaines de milliers de suppressions d'emplois, mais aussi par une augmentation des tarifs".
Le président de La Poste a confirmé mardi à la CGT le projet de changement de statut évoqué depuis quelques jours dans la presse. "Jean-Claude Bailly nous a confirmé qu'il y aura un changement de statut en 2009 accompagné par une ouverture de capital entre 10 et 20%", a déclaré Colette Duynslaeger, secrétaire générale de la Fédération CGT des activités postales et de télécommunications, à l'issue d'une rencontre avec le P-DG de La Poste. Une source proche du dossier avait confirmé mardi que La Poste pourrait procéder à une ouverture d'environ 20% de son capital afin de récolter deux à trois milliards d'euros nécessaires au financement de son développement.
Une rencontre avec l'ensemble des organisations syndicales de La Poste aura lieu jeudi matin pour "s'exprimer ensemble sur les perspectives d'actions" a prévenu Colette Duynslaeger. "Il n'est pas question de laisser faire cette privatisation.Nous organiserons la riposte", a-t-elle dit.
Les Français divisés sur la continuité des services publics |
Selon un sondage publié mardi par l'Ifop pour le compte d'Acteurs publics et d'Ouest France, 53% des personnes interrogées jugent nécessaire de garder des services publics à proximité des usagers sur l'ensemble du territoire, quitte à augmenter les impôts, mais 44% se disent prêtes à renoncer à la continuité territoriale du service public, et donc à accepter la fermeture de certains services, pour réduire le déficit de l'Etat. |
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