"Tout n'a pas été dit" selon les avocats de Kerviel

Par , le 30 juillet 2008 à 12h50 , mis à jour le 30 juillet 2008 à 12h54

Les avocats du trader soupçonné de falsifications au dépens de la Société Générale, ont affirmé mercredi que "l'affaire Société Générale n'a pas commencé".

[Expiré] [Expiré] Jérôme Kerviel © AFP

Nouveaux avocats, nouvelle stratégie. L'affaire Kerviel semble entrer dans une nouvelle phase. Selon les avocats du trader soupçonné de falsifications au dépens de la Société Générale, "l'affaire Société Générale n'a pas commencé". "Tout n'a pas été dit", ont-ils affirmé mercredi, exposant leur stratégie devant la presse.
 
"Au-delà de l'affaire Kerviel, Jérôme (Kerviel) a le sentiment que tout n'a pas été dit, que l'affaire Société Générale n'a pas commencé", a déclaré Me Bernard Benaïem, chef de file de la nouvelle équipe de défenseurs du jeune trader. "Il n'est pas d'accord pour que l'instruction se termine aussi vite. On a besoin d'éclaircissements", a-t-il ajouté, accompagné de Me Caroline Wassermann.
 
"Connaître toute la vérité"
 
Le trader a en grande partie renouvelé l'équipe d'avocats qui assurait sa défense depuis le début de l'affaire, estimant notamment nécessaire d'être "plus offensif" vis-à-vis de la Société Générale, selon son entourage. Outre Me Guillaume Selnet, rescapé de l'ancienne équipe, cinq avocats ont ainsi rejoint le dossier début juillet : Mes Bernard Benaïem, Caroline Wassermann, Eric Dupond-Moretti, Francis Tissot et Eric Hemmerdinger. Ce dernier a depuis abandonné la défense de Jérôme Kerviel.
 
Pour la nouvelle équipe, il ne s'agit "pas de faire un gros dossier médiatique artificiel" mais de "connaître toute la vérité. Ce n'est pas Jérôme Kerviel qui la détient, c'est la Société Générale", selon Me Benaïem. Pour les défenseurs du trader, la responsabilité de Jérôme Kerviel dépend de ce que la banque savait de ses agissements et si elle a éventuellement pu les couvrir. "Il faut savoir s'il y a eu de la part de la banque une complaisance, une ignorance fautive, une complicité par fourniture d'instructions, voire de moyens", a expliqué Me Benaïem.

(D'après agence)

Par Stéphanie Morbois le 30 juillet 2008 à 12:50
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