Logo d'Alstom © DRAlstom est depuis plusieurs mois dans le collimateur de la justice suisse qui soupçonne le versement de pots-de-vin de plusieurs millions de dollars pour obtenir des contrats. Une vaste enquête pour corruption et blanchiment d'argent a été lancée. Et ce jeudi, le groupe industriel français, qui emploie plus de 5000 personnes en Suisse, a vu plusieurs de ses sites perquisitionnés par la justice helvétique, à Baden (dans le canton d'Argovie), dans la région zurichoise et en Suisse centrale.
Des officiers de police français ont participé à l'opération dans le cadre d'une demande d'entraide judiciaire de l'Etat français. Un ancien dirigeant, dont l'identité n'a pas été révélée, a par ailleurs été arrêté. Il est soupçonné de gestion déloyale, de corruption et de blanchiment d'argent, a indiqué le ministère public de la Confédération, l'équivalent suisse du parquet.
Un numéro de téléphone
"Les constatations faites dans le cadre de la présente enquête de police judiciaire laissent présumer que l'affaire pourrait être étendue", estime la justice helvétique qui a mis en place un numéro de téléphone spécial auprès de l'Office fédéral de la police pour recueillir des "informations susceptibles de contribuer à l'avancement des recherches".
"Dans l'état actuel des recherches (la justice suisse) subodore que des paiements ont été effectués, à des fins de corruption, par l'intermédiaire de l'Alstom Prom AG sise à Baden; ces montants auraient été versés, par d'autres sociétés du Groupe Alstom, à des fonctionnaires ou à des responsables de divers pays dans des cas déterminés d'adjudication de marchés", a expliqué le Parquet. D'autres personnes se situant "dans la mouvance du groupe Alstom" sont aussi dans le collimateur de la justice.
D'après agence
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