La présidente du Medef Laurence Parisot, le 27 août 2008 © TF1/LCIFrançois Fillon l'a réaffirmé lundi : "le principe d'une participation de l'entreprise aux frais de transport du salarié" ne peut être remis en cause. Il attend d'ailleurs des partenaires sociaux des propositions sur cette aide d'ici au 15 septembre. Mais pour Laurence Parisot, la présidente du Medef, les entreprises contribuent déjà "très largement" au transport des salariés. "Il est très important que tout le monde sache qu'en matière de contribution des entreprises au transport des salariés, nous ne partons pas de zéro", a-t-elle dit mercredi à la presse au premier jour de l'université d'été du Medef à Palaiseau. "Aujourd'hui, les entreprises françaises (...) versent entre 4 et 5 milliards d'euros chaque année pour financer les transports publics", a-t-elle précisé.
Pour la présidente du Medef, qui a ouvert l'université d'été aux côtés du roi Abdallah II de Jordanie, "la seule chose qui peut aider les salariés à avoir plus de pouvoir d'achat, c'est une croissance économique forte de notre pays". Chaque salarié pourrait ainsi décider d'affecter librement son surplus de pouvoir d'achat au transport, au logement, à l'éducation ou la formation, a souligné Laurence Parisot, qui s'inquiète d'une "multiplication des primes". "Le prix de l'essence est extrêmement volatil, qu'est-ce qu'on fera alors quand le prix du baril sera à 200 dollars ?", s'est-elle interrogée. "Il faut une politique globale pour booster le pouvoir d'achat de chacun", a insisté la patronne des patrons.
Laurence Parisot a également estimé que la France était "sur le plan économique dans une mauvaise passe". "Mais il n'est pas question pour autant de tomber dans le catastrophisme et il faut se demander comment aller le plus loin possible en matière de politique de croissance", a-t-elle ajouté. Selon elle, le problème n'est pas seulement le mauvais chiffre du PIB du deuxième trimestre (-0,3%), négatif pour la première fois depuis six ans, mais aussi la faible croissance des trimestres précédents. "Cela fait plusieurs années qu'on a un taux de croissance inférieur à nos partenaires. Il reste en moyenne inférieur à 2-2,5% alors qu'on sait qu'on élève le niveau de vie des gens à partir d'une croissance de 2,5%", a indiqué Laurence Parisot.
(D'après agence)
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