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Berlusconi tente de convaincre les réticents


le 15 septembre 2008 à 21h28
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3min
Un avion d'Alitalia

Un avion d'Alitalia / Crédits : TF1/LCI

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EntreprisesLes représentants des cinq syndicats qui n'avaient pas marqué, lundi, de volonté de signer l'accord de sauvetage d'Alitalia, devaient être reçus dans la soirée.

"Le moment est venu de faire appel au sens des responsabilités de tous ceux qui hésitent et semblent ne pas savoir que l'alternative à l'accord est la faillite, 20.000 emplois en moins. La nouvelle Alitalia pourra établir des alliances avec les compagnies internationales (...) et je peux dire que nous regardons du côté de Lufthansa". Monté au créneau pour sauver la compagnie italienne, Silvio Berlusconi, pour qui une faillite d'Alitalia serait un échec personnel, tentait encore lundi soir d'arracher une solution malgré l'opposition des syndicats catégoriels, en particulier des pilotes.

Ces derniers devaient être reçus dans la soirée par le chef du gouvernement italien. "Il n'y a pas d'autre alternative. Le gouvernement a fait ce qu'il avait promis. Il a trouvé 16 investisseurs qui ont investi 1 milliard d'euros et mis sur pied un plan industriel de manière à ce que la compagnie puisse travailler normalement", a martelé Silvio Berlusconi avant cette rencontre.

La question épineuse des baisses de salaires

Quatre confédérations syndicales ont signé dans la nuit de dimanche à lundi un accord préliminaire sur le plan de sauvetage de la compagnie, mais les cinq syndicats catégoriels, dont celui des pilotes, des hôtesses et des stewards d'Alitalia, les plus opposés au plan de reprise, ne l'ont pas fait. L'accord-cadre prévoit la reprise par la nouvelle Alitalia de 12.500 salariés (1550 pilotes, 3300 hôtesses et stewards et 7650 techniciens, employés et cadres dirigeants) sur les 17.500 d'Alitalia et d'Air One, deuxième compagnie italienne, avec laquelle elle doit fusionner, selon le plan de reprise. Une avancée car jusqu'à présent, 11.500 personnes devaient être réembauchées. Alitalia emploie environ 11.000 personnes actuellement dans le transport de passagers. Les suppressions d'emplois devraient donc être d'environ 3000 parmi les salariés d'Alitalia et d'Air One, les activités de maintenance et de fret qui emploient environ 2000 personnes devant elles être cédées.

Les négociations doivent désormais porter sur la question épineuse des baisses de salaires. "Le problème persistant qui pourrait, s'il n'est pas réglé, provoquer l'échec de cette initiative est celui des nouveaux contrats de travail", a déclaré le ministre du Travail, Maurizio Sacconi. Son collègue de l'Industrie, Claudio Scajola, a prévenu qu'il n'y avait "plus que quelques heures" pour sauver la compagnie dont la cotation en bourse est suspendue depuis juin dernier et qui a déposé le bilan le 29 août.

L'accord trouvé dans la nuit de dimanche à lundi permet surtout au gouvernement de Silvio Berlusconi de sauver la face. Le Cavaliere s'était en effet engagé à trouver des repreneurs italiens, après l'échec de la tentative d'Air France-KLM qui s'était heurtée aux syndicats en avril. Mais la faillite ne s'éloigne pas pour autant. Tous les vols étaient assurés lundi mais la compagnie, qui perd 3 millions d'euros par jour, pourrait à court terme ne plus tous les assurer, faute de pouvoir payer le carburant, et les premières mises au chômage technique vont prendre effet, a prévenu samedi le commissaire extraordinaire nommé par le gouvernement pour gérer Alitalia, Augusto Fantozzi.

D'après agence

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