Les pilotes acceptent à leur tour le plan de reprise

Par , le 27 septembre 2008 à 11h20 , mis à jour le 27 septembre 2008 à 11h27

Alitalia parait quasi-certaine d'être tirée d'affaire. Parallèlement, les tractations sur une alliance avec une compagnie étrangère ont été relancées.

Air France - Alitalia © DR

Les pilotes d'Alitalia ont finalement accepté dans la nuit de vendredi à samedi le plan de relance que leur proposaient les repreneurs italiens et le spectre de la faillite de la compagnie aérienne italienne parait désormais conjuré.
 
Le gouvernement de Silvio Berlusconi qui a pesé de tout son poids sur les négociations a fait part dans un communiqué de sa "pleine satisfaction" pour l'accord obtenu et de sa "gratitude" envers les repreneurs réunis au sein de la Cai (Compagnie Aérienne Italienne). La Cai, les syndicats confédéraux et les représentants des pilotes (Anpac et Up) ont signé un document en quatre points à l'issue d'une session marathon de négociations de près de quinze heures au siège de la présidence du conseil italien. Seuls désormais les hôtesses et stewards n'ont pas encore accepté les offres des repreneurs mais une réunion avec cette catégorie de personnel est prévue dés lundi.

Air France-KLM et Lufthansa en compétition 

Après l'accord des pilotes, Alitalia parait quasi-certaine d'être tirée d'affaire. Parallèlement, les tractations sur une alliance avec une compagnie étrangère ont été également relancées vendredi. Air France-KLM et sa rivale Lufthansa se livrent à une vive compétition pour entrer dans le capital de la nouvelle compagnie comme actionnaire minoritaire. Lufthansa séduit les entrepreneurs du nord de l'Italie grâce à son organisation en plusieurs "hubs" (plate-forme de transit). Ce type d'organisation leur apparaît comme plus susceptible de relancer le trafic aérien de la future Alitalia également à partir de l'aéroport de Milan-Malpensa, contrairement au plan d'Air France-KLM qui ne prévoit d'utiliser comme "hub" que l'aéroport de Rome-Fiumicino.
 
Alitalia a évité de justesse le pire cette semaine après l'accord donné jeudi par le plus gros syndicat italien, la CGIL, au plan de sauvetage, à la suite d'une relance surprise des négociations. Les repreneurs, qui avaient retiré leur offre la semaine dernière, face à l'hostilité de la CGIL et des organisations de pilotes, d'hôtesses et de stewards, l'ont remise sur la table après le oui de la CGIL. La volte-face de la CGIL est due aux concessions de dernière minute de la Cai sur les rémunérations des personnels au sol, les congés ou le sort des salariés précaires.
 
Soulagé par ce retour des repreneurs, l'autorité de l'aviation civile italienne a assuré vendredi que les avions d'Alitalia ne risquaient plus d'être cloués au sol dans l'immédiat.

(D'après agence)

Par Laurent Deschamps le 27 septembre 2008 à 11:20
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