Nicolas Sarkozy lors d'une table ronde à Châtelaillon-Plage (Charente-Maritime). © LCI.frPoursuivre, malgré la tempête. Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi que ce n'est pas parce qu'il y a "une crise économique mondiale" qu'il faut "arrêter les réformes", mais qu'"au contraire", c'est "une raison pour aller plus loin". Le président de la République s'exprimait lors d'une table ronde à Châtelaillon-Plage Charente-Maritime).
Selon lui, "c'est justement parce que ça tangue dans l'économie mondiale qu'il faut muscler la France, qu'il faut qu'on soit inventif, qu'il faut qu'on donne le sentiment à chacun que les efforts demandés sont justes et équitables". Nicolas Sarkozy est venu défendu son projet de développement de l'intéressement, estimant qu'il s'agissait du "seul moyen, avec les heures supplémentaires, de répondre à la question angoissante du pouvoir d'achat".
Objectif : doubler l'intéressement
Intervenant lors d'une table ronde avec des chefs d'entreprise, le chef de l'Etat a réaffirmé son objectif de doublement en quatre ans des sommes allouées à l'intéressement, actuellement de 7 milliards d'euros, via un crédit d'impôt.
Ce crédit d'impôt de 20%, qui s'appliquera aux nouveaux accords - et aux surplus distribués pour les accords existants - est un des principaux points du projet de loi sur les revenus du travail examiné par le Parlement lors de la session extraordinaire convoquée à partir du 22 septembre. Les autres portent sur le déblocage de la participation qui pourrait intervenir avant les cinq ans prévus jusqu'ici, mais en assujettissant les sommes concernées à l'impôt sur le revenu, et le renforcement du dispositif de négociations salariales annuelles obligatoires dans les entreprises.
Nicolas Sarkozy n'a toutefois rien dit de la création d'une cotisation éventuelle sur l'intéressement et la participation, envisagée dans le cadre d'un projet de loi sur le financement de la Sécurité sociale.
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