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Sauvetage en cours chez Alitalia


le 15 septembre 2008 à 07h16 , mis à jour le 15 septembre 2008 à 07h16.
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3min
Air France - Alitalia : le feuilleton

Air France - Alitalia : le feuilleton / Crédits : DR

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Les négociations de la dernière chance pour sauver Alitalia ont eu lieu toute la nuit. Et tôt lundi matin, un premier document a été adopté par les syndicats confédéraux. Mais cet accord partiel a fait voler en éclat l'unité syndicale puisqu'il a été dénoncé par les pilotes et personnels navigants de la compagnie, qui ont refusé de signer. L'accord-cadre accepté par les quatre confédérations syndicales nationales fixe notamment les effectifs de la nouvelle compagnie à 12.500 personnes dont 1.550 pilotes, 3.300 hôtesses et stewards et 7.650 techniciens, employés et cadres dirigeants.
 
Les cinq syndicats non-signataires ont eux fermement rejeté l'accord-cadre dans un texte commun l'estimant  "inutile et provocateur" et "ne représentant pas les travailleurs d'Alitalia". Ces cinq syndicats qui représentent uniquement les personnels d'Alitalia ont attendu en vain toute la soirée et la nuit de dimanche à lundi d'être convoqués à une réunion annoncée au ministère du Travail pour étudier les nouvelles propositions de la Cai. Car pendant ce temps les syndicats confédéraux étaient réunis dans un autre édifice du ministère avec l'alliance des repreneurs et plusieurs ministres du gouvernement de Silvio Berlusconi. C'est cette réunion qui aboutissait en milieu de nuit à l'approbation du document sur l'accord-cadre.
 
Un revers affaiblirait Berlusconi
 
Ce premier document ne concerne que le plan industriel de relance de la compagnie mais ne règle pas le problème du contrat collectif unique de travail  que propose la Cai (Compagnie Aerienne Italienne), l'alliance des repreneurs  d'Alitalia et que rejettent avec véhémence jusqu'à présent l'ensemble des personnels. L'examen de cette épineuse question du contrat de travail a été repoussé à  une nouvelle réunion prévue lundi en fin de matinée toujours au niveau confédéral. Selon le journal  Repubblica de dimanche, les repreneurs auraient amélioré de 100 millions d'euros  l'enveloppe proposée pour que les salariés acceptent les nouveaux contrats de  travail.
 
Le chef du gouvernement Silvio Berlusconi s'est engagé personnellement dans  les négociations et entend coûte que coûte obtenir des partenaires sociaux  l'accord qui permettra à l'Italie de conserver une compagnie aérienne  nationale. Une faillite d'Alitalia serait "un désastre pour le pays entier", a-t-il martelé à plusieurs reprises accusant la gauche d'être derrière "les  comportements déraisonnables" des salariés. La compagnie vit sous perfusion grâce à un prêt de l'Etat et se trouve au  bord du gouffre, menacée même éventuellement à court terme de ne plus pouvoir  assurer tous ses vols faute d'argent pour le carburant. Détenue à 49,9% par l'Etat, Alitalia, qui perd 3 millions d'euros par jour, s'est déclarée insolvable et a été placée le 29 août sous administration extraordinaire. Une faillite d'Alitalia serait un revers majeur pour le gouvernement de Silvio Berlusconi, qui avait promis qu'il trouverait des repreneurs italiens, après l'échec de la tentative d'Air France-KLM qui s'était heurtée en avril à l'hostilité des syndicats.
 
D'après agence

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