© TF1-LCIUne baisse des tarifs qui ne serait pas profitable à tous. La présence d'un quatrième entrant se traduirait aussi par une perte de valeur de 852 millions d'euros par an pour les trois opérateurs actuels (Orange , SFR , Bouygues Telecom), précise le quotidien économique, citant un rapport de la Direction générale du Trésor et de la politique économique (DGTPE).
Le quatrième opérateur rentable
Le gain pour les consommateurs est évalué à 1,224 milliard d'euros chaque année, donnant un impact positif net de 373 millions pour l'économie française, ajoutent Les Echos. "Un quatrième opérateur de téléphonie mobile apparaît rentable avec une valeur de 721 millions d'euros sur 15 ans", écrivent aussi les experts de la DGTPE cités dans le rapport.
Bercy estime les coûts initiaux de construction d'un réseau à 800 millions d'euros sur quatre ans, avec des investissements récurrents de mise à jour représentant 12% du chiffre d'affaires. Chaque client lui rapportera 25 euros par mois.
Les experts prévoient qu'un quatrième opérateur pourrait s'adjuger 12% du marché de la téléphonie mobile en six ans, tandis que la douzaine d'opérateurs mobiles sans réseau (MVNO) n'en détiennent actuellement que 4,7% (Voire notre encadré).
No comment à Bercy
Un porte-parole du ministère des Finances s'est refusé à tout commentaire sur le rapport. "Sur la quatrième licence mobile, tout reste ouvert. On attend les conclusions de l'Arcep", a-t-il dit. L'autorité des télécoms doit communiquer d'ici le 30 septembre ses conclusions sur l'attribution des fréquences de téléphonie mobile de troisième génération (3G).
Elle pourrait opter soit pour l'octroi de la licence à un seul entrant, soit la répartition de blocs de fréquences entre plusieurs opérateurs. L'Arcep a rejeté en octobre 2007 la candidature d'Iliad maison mère du fournisseur d'accès à internet Free, la seule présentée.
| Un nouvel opérateur virtuel en France |
Bouygues Telecom a confirmé mercredi avoir signé un accord avec l'opérateur néerlandais KPN lui permettant d'utiliser son réseau pour lancer une offre de téléphonie mobile en France. KPN, déjà présent hors des Pays-Bas en Belgique, Espagne et Allemagne, cherche à s'implanter dans toute l'Europe en passant des accords avec d'autres opérateurs dans les pays où il n'a pas d'infrastructures. Il pourrait proposer principalement une offre de cartes prépayées, à l'instar de ce qu'il développe en Espagne, via le réseau Orange, selon les Echos. Apparus en 2004, les opérateurs mobiles virtuels, qui achètent des minutes en gros à un opérateur télécom propriétaire du réseau - SFR, Orange ou Bouygues Telecom - avant de les revendre sous leur propre marque, détiennent moins de 5% du marché français (contre 25% en Allemagne et 15% au Royaume-Uni et aux Pays-Bas). |
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