© Médiathèque de la Commission européenneEn matière de tarifs à la SNCF, il y a beaucoup de voies mais bien peu d'aiguillages. Un rapport parlementaire appelle la SNCF à afficher plus clairement ses tarifs et suggère d'établir un "prix de référence" par trajet, permettant au consommateur de savoir si le tarif proposé est avantageux. Le "prix de référence" correspondrait au prix médian : la moitié des personnes paye plus que ce prix, et l'autre moitié moins.
Le système qui consiste à moduler en permanence les prix en fonction du niveau de remplissage "ne saurait être condamné en tant que tel", écrit Hervé Mariton, député UMP de la Drôme. C'est même "un bon principe en soi" qui permet "d'optimiser les résultats de la SNCF" et de "favoriser l'accès au train pour le plus grand nombre", ajoute le député.
"Manipulation éventuelle"
![]() |
| Hervé Mariton, député UMP de la Drôme |
Mais comme il induit "des changements de tarifs (qui) peuvent intervenir à tout moment sans que le consommateur potentiel puisse le prévoir", il génère grogne et frustration chez les consommateurs, relève Hervé Mariton. Le prix d'un même trajet peut ainsi varier de un à trois, note-t-il.
Non seulement "la compréhension par le client du tarif pratiqué en est altérée" mais qui plus est, "le champ est ouvert à la manipulation éventuelle des prix au détriment du consommateur et au bénéfice du fournisseur", estime Hervé Mariton. Le député propose aussi de supprimer les notions de période creuse et période de pointe qui compliquent encore la grille tarifaire ou de rendre nominatifs les billets pour lutter contre la fraude.
"Pas de hausse dissimulée"
Régulièrement critiquée, la SNCF avait tenté de prendre les devants en annonçant son intention de mentionner dans ses guides tarifaires le prix Loisir Standard seconde classe, à partir duquel sont calculées les réductions des cartes commerciales. Mercredi, l'entreprise a promis de "travailler" pour afficher plus clairement ses tarifs et d'en discuter avec les associations de consommateurs..
En revanche, "il n'y a pas de hausse dissimulée globalement" des tarifs de la SNCF comme l'avaient suggéré des associations de consommateurs et des syndicats, a jugé Hervé Mariton. Toutefois, a-t-il déploré, "je n'ai pas réussi à obtenir (de la SNCF) des éléments suffisants" pour savoir, "catégories de voyageurs par catégories de voyageurs", qui payait plus et qui payait moins depuis l'introduction de la nouvelle grille tarifaire en octobre 2007.
Retour MYTF1

Chargement en cours...




