La Camif cherche des repreneurs

le 24 octobre 2008 à 13h56 , mis à jour le 24 octobre 2008 à 14h03

"Une dizaine" de partenaires potentiels ont approché le groupe de vente à distance au cours "des dernières semaines", selon son président.

[Expiré] Panneau "For sale" (à vendre) © www.sxc.hu

Camif SA ayant été placée en cessation de paiement comme sa filiale à 34% de vente à distance Camif Particuliers, l'avenir des deux sociétés dépend désormais du tribunal de commerce de Niort. Celui-ci fera connaître sa décision en début de semaine prochaine : soit le redressement judiciaire avec poursuite d'activités, soit la liquidation judiciaire.

En attendant, il s'agit d'essayer de sauver les meubles et d'attirer les repreneurs potentiels. La trésorerie de Camif SA sera "positive dès 2008", a tenu à souligner le président du Groupe Camif Louis Mallet lors d'une conférence de presse vendredi. Selon lui, "une dizaine" de partenaires potentiels ont approché au cours "des dernières semaines" le groupe de vente à distance. Louis Mallet a évoqué "des contacts importants avec (...) des fonds (d'investissement), des industriels. Ces contacts ont eu lieu en France et à l'étranger. Jusqu'où sont allées ces discussions, je ne peux pas le dire".

La descente aux enfers de la Camif

Il y a deux mois, la Camif, qui emploie 1370 salariés, avait déjà annoncé la suppression de 509 postes, plombée par sa filiale Camif Particuliers en difficulté financière, après avoir déjà réduit son effectif d'un quart lors de deux plans de redressement en 2005 et 2007. Visant un retour à l'équilibre en 2010, ses dirigeants avaient mis sur pied un sévère plan de redressement de cette filiale.

Pour ce poids lourd de la vente par correspondance, emblématique du secteur (il a été fondé en 1947 par le groupe d'assurance mutualiste Maif pour aider les enseignants à s'équiper après la guerre), l'origine des maux est clairement identifié : internet s'est peu à peu imposé comme le vecteur privilégié de la vente à distance et les structures traditionnelles des groupes ne sont plus adaptées, en dépit de leurs efforts dans la vente en ligne. Selon une étude publiée début octobre par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), le web est devenu le premier mode de vente à distance en France, utilisé par 55% de la population sur les douze derniers mois. La vente par courrier n'est plus utilisée que par 44% des Français tandis que celle par téléphone réalise 27% de parts de marché.

Aujourd'hui, Camif Particuliers est détenu à majorité par le fonds Osiris (66%), le reste du capital appartenant à Camif SA (34%) qui était auparavant sa maison-mère. Et entre eux deux, le torchon brûle. Chacun accuse l'autre de ne pas vouloir s'engager financièrement pour sauver le groupe. Fin août, la direction avait pourtant annoncé avoir réuni les 6 millions d'euros souscrits dans le cadre de son augmentation de capital, lancée fin juillet afin de compléter le financement de son plan de redressement.

D'après agences

le 24 octobre 2008 à 13:56
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