© DRPourquoi pas nous ? Alors que les Big three de Detroit ont bénéficié d'une aide de Washington pour faire face à la crise, les constructeurs automobiles européens réclament à Bruxelles une aide sous forme de prêts bonifiés à hauteur de 40 milliards d'euros, soit plus de deux fois les 18 milliards d'euros décrochés par leurs concurrents outre-Atlantique.
Selon l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA), l'objectif est de "favoriser l'arrivée sur le marché des technologies" permettant de réduire les émissions de CO2. En clair, si les Etats veulent des voitures vertes, ils... ou plutôt les contribuables devront mettre la main au portefeuille. Les détails de la demande doivent encore être fixés.
Un "grand plan" pour favoriser les véhicules propres
D'ores et déjà, Nicolas Sarkozy a fait savoir qu'il appuierait cette revendication. "En tant que président de l'Union européenne, je vais voir avec mes partenaires comment nous pourrions mettre en place des crédits à taux bonifiés pour aider l'industrie automobile européenne à s'adapter à la concurrence", a déclaré le chef de l'Etat lundi en marge de sa visite à l'usine Renault de Sandouville. Revenant sur les prêts à taux bonifiés destinés à l'industrie automobile américaine, il a souligné : "Il n'y a aucune raison que nos industriels, en Europe, soient en moins bonne situation que les autres. Et donc nous mettrons le paquet, dans la crise, pour moderniser notre appareil industriel".
Voulant voir dans la crise financière et économique actuelle une "opportunité de changement", le chef de l'Etat a plaidé : "Il faut qu'on s'adapte, qu'on renforce la compétitivité de la France. Il ne faut pas rester les bras ballants. Il faut multiplier les initiatives pour être offensif dans cette crise". Il a ajouté qu'il annoncerait jeudi, lors d'une visite au Mondial de l'automobile à Paris, un "grand plan" pour favoriser les véhicules propres, "sans carbone" (sic).
Avec agences
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