Les dessous Dim seront bientôt tous roumains

le 24 octobre 2008 à 14h57 , mis à jour le 24 octobre 2008 à 15h02

Dim va arrêter de produire de la lingerie à Autun. Toute cette production sera désormais réalisée en Roumanie. Le groupe assure qu'il n'y aura pas de conséquence sur l'emploi.

Salariées de DimSalariées de Dim © TF1/LCI

Le départ est symbolique : Dim a décidé d'arrêter la production de lingerie à Autun, son site historique et actuellement son unique usine en France, pour la "regrouper" en Roumanie. Cette information des Echos a été confirmée vendredi matin par un porte-parole du groupe, qui, refusant de parler de délocalisation, a souligné que le projet se fera sans licenciement. Quant aux 86 personnes employées dans ce secteur, elles devraient être redéployées sur le site. Au total, Dim emploie 1000 personnes sur le site de production d'Autun.

Cette décision n'a rien à voir avec la crise, affirme-t-on du côté de Dim, en faisant valoir que le groupe a déjà plusieurs sites de production de lingerie en Roumanie. Mais l'usine d'Autun a été prévue pour une production à grande échelle : outre de la lingerie, elle produit des bas et mi-bas, et dispose d'un centre de logistique et de distribution. Et aujourd'hui, assure-t-on chez Dim, elle n'est plus adaptée à la demande qui privilégie les renouvellements de gamme rapides et réguliers.

L'arrêt pourrait "raisonnablement" intervenir début 2009

L'arrêt de la production de lingerie, présenté par la direction le 1er octobre en comité central d'entreprise et actuellement discuté avec les partenaires sociaux, pourrait "raisonnablement" intervenir début 2009, a précisé le porte-parole du groupe. Cette décision va permettre "de préserver la compétitivité de Dim dans des contextes économiques et industriels dégradés et de plus en plus concurrentiels", explique pour sa part la direction dans un message transmis en interne à l'issue de ce comité.

Parallèlement à cette fermeture, Dim va augmenter sa production de bas et de mi-bas à Autun grâce à une trentaine de machines à tisser supplémentaires, un investissement qui représente plus de 500.000 euros, a fait valoir le porte-parole du groupe.

Une solution de reclassement a été trouvée pour l'instant pour "pratiquement" tous les employés concernés, a indiqué pour sa part Frédéric Besacier, délégué syndical CFE-CGC, estimant que les discussions avec la direction "allaient dans le bon sens". L'annonce de cette fermeture intervient alors que le personnel "est encore sous le choc du premier plan social" qui avait entraîné la suppression de 300 emplois en 2007, a-t-il toutefois relevé.

D'après agence

le 24 octobre 2008 à 14:57
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