
Quelques jours après le Mondial de l'automobile, les fête est finie pour les constructeurs français. La direction de Renault a décidé de fermer ses usines pendant une à deux semaines en France et pour quelques journées dans certains sites à l'étranger "pour éviter d'avoir une trop forte dégradation de la situation d'entreprise", en raison de la crise financière qui touche la planète. Les usines de Flins et de Douai seront fermées jusqu'au 12 novembre, tandis que la ligne produisant les Espace - Vel Satis à Sandouville, les usines de Maubeuge, de Batilly et de Dieppe le seront uniquement "la semaine prochaine". A l'étranger, la production sera arrêtée entre un et quatre jours.
La direction assure que ces fermetures temporaires, qui se font sous la forme de "journées non travaillées", constituent un fait "habituel à la Toussaint", même s'il est "amplifié cette année à cause du ralentissement des marchés". En période d'activité réduite, traditionnellement, Renault positionne des journées non travaillées (JNT) à ce moment-là de l'année parce que "c'est une période de vacances", comme "en fin d'année". Seuls certains salariés de l'usine de Sandouville qui ont épuisé leur capital de JNT pourraient se retrouver en situation de chômage technique. Les salariés perdent au maximum 35% de leur salaire dans ce cas là.
Chômage technique chez PSA
Le groupe avait annoncé jeudi à une baisse de sa marge opérationnelle : Renault devra se contenter d'une prévision de marge de 2,5% à 3% contre 4,5% espéré, en raison de la dégradation des marchés européens. Renault avait annoncé jeudi la réduction de 20% sa production en Europe au quatrième trimestre, ce qui correspond aux mesures d'économies et de réduction d'effectifs annoncées en juillet. En protestation, les salariés de la CGT bloquaient vendredi l'usine de Sandouville, qui devrait être la plus touchée par le plan de départ.
Chez PSA Peugeot Citroën, on prend des mêmes mesures similaires. La quasi-totalité des sites de production en Europe seront concernés par des mesures de chômage partiel au quatrième trimestre pour réduire la production de 30% par rapport au programme prévu. De 2 à 16 journées chômées sont prévues selon les usines, réparties d'octobre à décembre, a précisé un porte-parole du groupe.
En France, les réductions de production se traduisent par 10 jours chômés à Mulhouse (sur octobre, novembre et décembre), 13 jours à Sochaux (octobre et novembre), 16 jours à Hordain Sevelnord, dans le Nord (octobre, novembre, décembre). A Rennes, une partie de la fabrication aura 8 jours chômés et une autre 2 jours. Les autres sites européens (Madrid, Vigo, Trnava) seront également concernés.
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