Il faut sauver les "Big three"

le 08 décembre 2008 à 08h41 , mis à jour le 08 décembre 2008 à 08h56

La Maison blanche et le Congrès américain travaillaient dimanche à la mise au point d'un accord sur un plan d'aide au secteur automobile.

Chaîne de montage automobileImage d'archives © TF1/LCI

Exposées en première ligne face à la crise économique qui s'étend, les "Big three", GM, Chrysler et Ford, sont au centre de toutes les attentions de la Maison-Balanche et du Congrès américain. Les discussions, qui ont pris un caractère d'urgence vendredi après l'annonce de la suppression d'un demi-million d'emplois aux Etats-Unis au cours du seul mois de novembre, portent sur le versement d'au moins 15 milliards de dollars de prêts à court terme.

Alors que le Sénat reprend ses travaux lundi, les négociateurs espèrent parvenir à boucler le projet et à le faire promulguer par George Bush avant son départ de la présidence le 20 janvier. Le montant représente moins de la moitié des 34 milliards de dollars réclamés au Congrès la semaine dernière par les constructeurs. Certains économistes estiment qu'il pourrait falloir entre 75 et 125 milliards de dollars pour assurer la survie à plus long terme de General Motors , Ford  et Chrysler , les trois marques historiques de Detroit.

Le patron de GM poussé vers la sortie
 
Une partie du camp républicain refuse cependant d'entendre parler d'un nouveau plan de sauvetage, après le "paquet" de 700 milliards voté pour sauver Wall Street qui a, selon ces élus, accentué leur défaite aux élections du Congrès le 4 novembre. Les défenseurs du projet font valoir qu'il n'y a pas de raison que le gouvernement n'aide pas des centaines de milliers d'ouvriers de l'industrie comme il s'est porté à la rescousse des banques. Jusqu'à trois millions d'emplois directs et indirects seraient menacés par une disparition du secteur, soulignent-ils.
   
Barack Obama a mis son poids de président élu dans la balance en déclarant dimanche sur NBC qu'il n'était pas envisageable de laisser s'effondrer le secteur automobile, même s'il a défendu le principe d'une aide conditionnée à la mise en place de restructurations d'ampleur. Une autre condition pourrait être la création d'un poste spécial de coordonnateur du plan d'aide. Le président de la commission bancaire du Sénat, a par ailleurs prôné la démission du patron de GM, afin de laisser la place à une nouvelle direction chargée de réorganiser l'entreprise.
 
GM, Ford et Chrysler se dirigent quoi qu'il arrive vers une vaste restructuration supervisée par les autorités fédérales qui aura un impact sur leurs employés, leurs actionnaires, leurs créanciers et leurs concessionnaires aussi fort que s'ils avaient déposé le bilan, soulignent les analystes.

(D'après agence)

le 08 décembre 2008 à 08:41
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