Bernard Madoff le 18 décembre 2008 © TF1/LCILe responsable du contrôle interne de la Securities and Exchange Commission, la SEC, va témoigner lundi devant une commission du Congrès américain qui veut savoir comment le gendarme boursier américain a pu ne pas détecter la fraude supposée de 50 milliards de dollars mise en place par le financier Bernard Madoff. Pour l'occasion, les membres de la sous-commission de la chambre américaine des Représentants sur les marchés de capitaux vont examiner pour la première fois de près ce mécanisme qui serait une "pyramide de Ponzi", par laquelle les premiers investisseurs se payent sur les nouveaux.
Madoff, ancien gérant de fonds de Wall Street, est accusé d'avoir abusé par ce système de riches investisseurs, des banques et des organismes philantropiques dans le monde entier. L'homme a jusqu'à ce mercredi, sur décision d'un juge américain le 18 décembre dernier, pour révéler où sont tous ses actifs et leur montant. La SEC n'est cependant pas tenue en général de publier immédiatement publiquement de tels éléments au tribunaux.
Des signaux d'avertissement négligés ?
La SEC a été accusée de ne pas avoir saisi des signaux d'avertissement dans cette affaire, qui a été révélée par les fils de Madoff. Le président de la SEC, Christopher Cox, a récemment demandé à l'inspecteur général de l'agence, David Kotz, d'examiner la conduite de l'institution dans cette affaire. Kotz va témoigner à ces auditions, qui doivent aider les membres du Congrès à engager "la plus grande réécriture" depuis la Grande Dépression des lois américaines sur les marchés financiers, a assuré le Représentant Paul Kanjorski, démocrate de Pennsylvanie et président de cette sous-commission.
Harry Markopolos, ancien responsable de l'investissement du fonds Rampart Investment Management, qui déclare avoir demandé plusieurs fois à la SEC d'enquêter sur Madoff, sera aussi auditionné par cette commission, ainsi que notamment Stephen Harbeck, président du Securities Investor Protection Corp. Le SIPC, un organisme à but non lucratif, a été créé par le Congrès en 1970 pour conserver des réserves destinées à aider les investisseurs victimes de fraudes de sociétés de courtage. Pour le SIPC, plusieurs années seront nécessaires pour trouver les fonds concernés dans cette affaire, dans des endroits éloignés, et pour déterminer les pertes des investisseurs.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




