Parachutes dorés : ils en profitent encore...

Par O. L. avec agence, le 13 janvier 2009 à 13h37 , mis à jour le 13 janvier 2009 à 13h45

La grande majorité des principales entreprises cotées n'ont pas adopté le code de bonne conduite défini par les organisations patronales.

[Expiré] ombres personnages salaires entreprises salariés employés employeurs silhouettes population patrons © sxc.hu

"La boîte a coulé, mais pouce, on va se la couler douce. La pilule, on va se la dorer. J'ai le parachute... chut ! doré". Depuis quelques mois, Alain Souchon les moque avec talent sur les ondes des radios mais les parachutes dorés se portent toujours comme des charmes. Selon Le Monde daté de mercredi, la grande majorité des principales entreprises cotées n'ont pas adopté le code de bonne conduite défini par les organisations patronales pour mettre un terme à cette très polémique pratique d'indemnisation des patrons.
 
Sous la pression du chef de l'Etat et du gouvernement, le Medef et l'Association française des entreprises privées (Afep), groupe où sont inscrits la plupart des dirigeants des grandes entreprises françaises, ont rendu public en octobre un "code de gouvernement d'entreprise" qui recommandait d'encadrer et limiter le montant des indemnités de départ d'un patron.
 
79% des entreprises "ne sont pas conformes"
 
Ce document entendait plafonner les indemnités de départ à deux années de salaire et obliger toute personne devenant mandataire social d'une entreprise (P-DG, directeur général ou président du directoire) à renoncer à son contrat de travail. Or, dit une étude du cabinet Hewitt Associates citée par Le Monde, les pratiques de 79% des entreprises du SBF 120 - indice de référence des 120 plus grandes entreprises cotées - "ne sont pas conformes" au code du Medef et de l'Afep sur l'année 2008.
 
L'étude, poursuit le quotidien, précise que les dirigeants de ses entreprises bénéficient toujours d'indemnités de départ supérieures aux recommandations, soit au titre de leur mandat social (31%), soit d'un contrat de travail (48%). "Ces indemnités se superposent pour un tiers des dirigeants, aboutissant à des excès manifestes", poursuit Le Monde, selon qui 37 entreprises sur 120 auraient attribué à leurs dirigeants des indemnités dépassant le plafond préconisé.
 
En outre, écrit le quotidien, neuf de ces sociétés "ne donnent aucune information sur la nature des critères retenus" pour déterminer le versement des indemnités. La loi "Tepa" (Travail, emploi, pouvoir d'achat) d'août 2007 conditionne le versement d'indemnités de départ à des critères de performance. Lors de la présentation du "code de gouvernance" du Medef et de l'Afep, le président Nicolas Sarkozy avait menacé de légiférer en 2009 si les grandes entreprises ne s'y conformaient pas. La balle est dans son camp...
 

Par O. L. avec agence le 13 janvier 2009 à 13:37
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4 Commentaires

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  • Nabot1er, le 13/01/2009 à 16h52

    Est ce vraiment une surprise?

  • Claude, le 13/01/2009 à 15h53

    Je suis paton d'une pme et je n'ai pas de parachute!! alors il ne faut pas confondre toutes les entreprises

  • John, le 13/01/2009 à 15h47

    Et ils continueront quoi qu'il arrive, tant qu'on les laissera faire du moins !!

  • Bob, le 13/01/2009 à 15h01

    Qui pouvait raisonnablement penser qu'il en serait autrement??? Un code, ou une charte, appelez ça comme vous voulez, c'est du bla bla qui n'engage à rien.

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