Plus de chômage technique à l'horizon en 2009

le 03 janvier 2009 à 16h10 , mis à jour le 03 janvier 2009 à 16h13

Dans un contexte de crise, le quota annuel de chômage technique autorisé est revu à la hausse en ce début janvier. Nombre d'entreprises y ont eu recours ces dernières semaines.

Chaîne de montage automobileImage d'archives © TF1/LCI

Le gouvernement a fortement relevé le quota annuel de chômage technique pour les entreprises. L'arrêté, publié samedi au Journal Officiel, prévoit que le contingent d'heures indemnisables au titre de l'allocation spécifique de chômage partiel est "fixé à 800 heures pour l'ensemble des branches professionnelles". Il est porté "à 1000 heures pour les industries du textile, de l'habillement et du cuir, pour l'industrie automobile et ses sous-traitants qui réalisent avec elle au minimum 50% de leur chiffre d'affaires ainsi que pour le commerce de véhicules". Le contingent autorisé depuis avril 2003 était de 600 heures.

Le chômage partiel, appelé également chômage technique, est un dispositif qui permet à une entreprise de bénéficier de la solidarité de l'Etat en cas de coup dur exceptionnel. L'employeur, après avoir demandé l'autorisation à la Direction départementale du travail, doit verser au salarié en chômage partiel une partie de sa rémunération brute (passée depuis début janvier de 50% à 60% à la suite d'une récente renégociation entre syndicats et patronat). Il se fait ensuite rembourser par l'Etat une allocation spécifique de chômage partiel (également revalorisée depuis janvier).

La flexibilité, et son prix pour les salariés

Pour l'entreprise, le chômage technique est un outil de flexibilité face aux variations d'activité, utilisé de façon croissante avec la crise. Ces dernières semaines, elles sont nombreuses à y recourir, notamment dans la filière automobile, comme PSA, Renault, Renault-Trucks (groupe Volvo), Faurecia, Toyota ou Ford, et dans l'industrie, à l'instar d'ArcelorMittal et Michelin.

Alors que le nombre de journées autorisées de chômage technique, ainsi que le nombre d'établissements et de salariés concernés, avaient "fortement diminué" entre 1995 et 2005, selon le ministère du Travail, ce taux a remonté nettement en 2007. Au cours de cette année, quelque 117.800 salariés ont été au chômage partiel en France, après 105.600 en 2006 et 171.500 en 2005, selon des données OCDE. Le chômage technique, s'il vise à éviter des licenciements économiques, est synonyme de centaines d'euros en moins chaque mois pour les salariés concernés.

D'après agence

le 03 janvier 2009 à 16:10
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